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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 01:00

De vue

objets-010.jpg

L’amiral  Pascal calcule la focale

Les pieds plantés sur le plancher

Flottille en vue parer à caler

Les images en partage un peu bancales

Que quoi qu’est-ce du banal

Pas de civilités Foi d’animal

Du convoyage de bagages

Des textes et de l’image pas de naufrages

Arrimés au plateau du bureau

Sur l’aire de lancement  c’est chaud

En soute un blues un refrain

Sans freins pour apaiser la faim

Une poignée d’main une bisette

Au pire un mot coloré de pigments

Typographiques une pirouette

Un zest de non sens sans paravent

Un emprunt à des musiciens peuplés

Un effet d’l’art une esperluette

Un slash des points doucement dosés

Bref un coup d’aile d’oiseau là haut

Un sortilège un bol de vin chaud

Quelques bons mots l’tout au culot

Une grave hure assaisonnée d’un p’tit café

Une image si t'es sage sinon un gage

 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 01:00

gammes de nuit

pianistes-002.jpg

Socle de verre et rives douces

Aux fleurs de bouches ensorcelées

S’arriment des esquifs fêlés

Sur la grand mer des mille frousses

Rament les mousses prient les sirènes

Le chœur répons apprend sa reine

Et lance au ciel ses survivants

Un migrant traine sa voie lactée

Un oiseau biffe un front géant

Un nuitard peint en ciné scope

Ses toiles vendues  contre une chope

La langue esquisse des ciels de braise

Recoud les âmes ripolinées

Avec des dièses des aphérèses

Artistes pendus sur le trapèze

Des jours sangsues et des cimaises

Tristes et maigres en voluptés

pianiste-02.jpg

 

Marcia Ball 1949 Orange Texas

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 01:00

dodécaphonique

pianistes 01

 

La lèvre fendue sur un baiser

Recoud les plaies des corps broyés

La langue moite des sortilèges

Engrosse le pouls de ses arpèges

Accouche la fièvre des ventres échoués

Prières et vœux pissent des larmes

Infusées au cœur des mères de cruautés

Le mièvre vain perd son corset

Pas de mesure ni de silences

Squelette vêtu sur la cadence

Motions percluses de matins blêmes

Des vanités on bat les brèmes

Primes de nerfs sur la portée

Service compris dans le doigté

Seuil descendu à coups feutrés

Le jour accuse un ton blafard

C’est sur les touches qu’il prend le fard

Un sept de cœur et c’est le pli

Qui fend la glace Garçon un verre

Un as de pique Madame deux verres

D’amour de haine mais bien remplis

Des vers gonflés de la jeunesse 

Tant va le monde des vieillesses

Tords tes valvules et pointe ta croix

La nuit secoue et puis renvoie

 

Cecil Percival Taylor 1929 New York

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 01:00

Chromatique

chantier 0001

Damier de verre où pleure la mer / Papier de vers où veillent les croches / Si tu t’en vas ne t’en fais pas / Un jour entier ou une année / Fera la suite des mots semés / Sur le clavier toute clémence part / Tance fulmine insémine la nuit / Mine de rien et vieille escorte / Le baiser court le long des cordes / Les veines doublent les amours mortes / Fleuve souverain des sorts jetés / Sort la galère sur l’avenue / Où dort la peine et ses enfants /

La nuit accueille les orphelins /

Un verre de rye un dé jeté un fier dédain / Qui prend le train dans la tiédeur  / Des couches paumées à la dérive / La nuit ne peut que consoler / Elle ouvre ses bras aux sans port nés /

Tu dors ce soir dans mes refrains / Chante la belle jusqu’au matin /

Norah Jones 1979 New York


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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 01:00

Bouge Baiser ou R & B

pianiste-01.jpg

Noires blanches dans la chaleur épaisse du vieux bar / Tard ou tôt les solos tanguent sans peur / Fumées et raides accordent les retards / Dire à son heure la fille des humeurs / Le swing affleure et caresse les peaux /

Elle arrivait le soir aux heures inquiètes

Chatte de gouttière que rien n’arrête

Ça parlait fort ça jactait haut

Ça sentait la lourdeur des mots

Personne ne semblait la voir

Elle se glissait devant l’ivoire

Et tous se taisaient elle est la loi

Quelques accords un riff et puis sa voix

 

Blanches et noires feux d’artifices

Noires et blanches rien de factice

Derrière la ligne des spots voilés

Elle dressait sa nudité

Toute de mots toute diaprée

De solitudes et de baisers

Les mains accouchent des couleurs

Essorent les cœurs et les douleurs

 

On dort en vers les yeux ouverts

Elle vertige sans fil / miel et tonerre

Surnage en noir survole en blanc

Ça pulse fort dans le vivant

Tu pars ce soir mon bel amour

Elle est la nuit et le grand jour

Tu viens ce soir mon bel amour

Au grés des vents et des détours

 

Je ne vous ferais pas l'injure de présenter Nina Simone 1933 : Tryon (Caroline du Nord) / 2003 (Carry-le-Rouet France).


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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 01:00

Âneries

cartes postales -004

L’âne d’Edmond rue quand il doit bosser

Agnès  peint les sabots de l’équidé

En doré sur la piste des ruts et

L’ânon naît un matin de février

Le vingt et neuf  dans le foin parfumé

Derrière l’église et devant le café

Un vrai démon dit Edmond à Agnès

C’est un beau cadeau pour notre vieillesse

Confie la belle aux lettrés du vieux bourg

Illégitime mais né de l’amour

Et qu’importe  noms et prénoms assurent

Tous les enfants du quartier qui ne jurent

Que promesses de ballades exquises

Et pour éviter ruades surprises

On n’attèlera que chars de loisirs

Le nom de l’ânon  selon le désir

On n’dit pas âne vapeur braie Edmond

Pétant de plaisir l’ânon lui répond

cartes postales -03

 

Jil Caplan née à Paris en 1965.

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 01:00

les arts si Noé

Va peur et noie les terres danse le dit soluble

cartes postales .002jpg

 

Estimes et distances barattées dans le fourre tout des essaimages foutres flous que narguent les vagues vagissantes dans la poix des sons englués dans le sillage des dérives pliants sous le poids des eaux aux origines incernables l’onde ondule ululent des plaintes exilées aux marges des espèces en migration station aléatoire des pluies peuplées de mirages où des mariages s’esquissent dans des frissons spécieux végétaux & animaux & organiques & liquides limoneux noyés de circuits envoutants où se mêlent des flux qui s’unissent en de longs enroulements sans début ni fin que la faim venue du fond des âges âpre pétrin expert de formes molles alanguies envoutantes dévoreuses...

 

Rossville (Tennesse) 1904 / Memphis 1972.Il fut métayer toute sa vie. Les Rolling Stone reprennent un de ses titres : "You got to move", avec les royalties il s'achète une station service sur la Highway 61 mais meurt quelques mois plus tard.

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 01:00

vert émeraude

cartes postales -001

Descriptif : écailles vernissées / vives vibrations fugitives sensitives expressives / suractivité estivale / esquives des murailles / virgules vibrantes / diable cornu & tarente de Maurétanie & vivipare & ocellé & de verre & seps strié & geckos & vert & dragon commun / autotomie

Extensif : luminosités entre Andromède Cassiopée et le Cygne /

Esthétique : absinthes rétroactives / du vert aux gris en passant par les bleus turquoises / des roses et des orangés sur les souches

Actions : la chatte guète mais ne choppe que des queues

Réaction : la gouge pour le saisir / l’encre pour le révéler

Interaction : les ponts pour rameuter Raymond / Robert / Jacques / Federico /Patrick / Jim / Francis et tant d’autres …….

on eut entendre Aragon et Francis Ponge.

 

je sais ça fait un peu long, mais je n'ai su choisir. alors... ? ...

 

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 01:00

Vert anis cartes postales -005

Les arts pètent & les arts prêts à tout & tout près de rien & du paysage & la sagesse vernie des encres & des liens inter-prètés & la pelle des tons à retourner les textes dans des contextes & dans des conjonctions & des connivences & aller avance & allée de gravier pelleté & blanc et gris ça vire au rose au soir avec des pointes de titane et de zinc & les arts tissent & les arts pièges & les hasards des arts se mettent au vert sous la tutelle de Groutel & les rats des arts ne prêtent rien  si ce n’est de naître & hasards des rencontres & pensées fortes sans eaux un peu de vin & des héros qui jouent au bout du chemin sous le castelet hercynien & point de solution que des qu’est-ce point d’interrogation & si on peut avec des vœux & des œufs & ovoviviparités sous le soleil de décembre & souvenirs des étés et ça suffit sans le sou & tiens clochards célestes sur la route & anis en degrés dégradés & pavés de caractères trempés à l'encre des complicités &

 

chanson interprétée aussi par Christian Merveille je ne sais lequel des deux est l'auteur ?
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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 01:00

Clin d'oeil

acry-07.jpg

 

07 zéro zéro septre

 

La nuit a mis son costard dégriffé

Un minet sans pédigrée  glisse en douce

Un regard noir armé entre les pousses

Rousses du signal chauve des larmes dés

Faites par hasard dessous soie épi

Dermes pâles salés suintant son eau

Musquée chargée d’amours embellies   

Michel Ange change lapis lazuli 

Essences d’œillets lin colle de peau

Oxydes toxics contre gouaches scolaires

Au carrefour perdu de tous les enfers

Une papesse en fuite coule sa goutte

Sur la raie noire de sa jupe dissoute

Aime moi hurle à mort un saxo d’or

Charlie survit  rue des remords sans mors

Et Monk dort dans le piano Sall’ Pleyel

Gavée de hits taxés  sous les faux ciels

La nuit qui a mis son suair’ rebelle

Cadence un enterrement pour les amants 

 

Stevie Ray Vaughan : 13 octobre 1954 (Dallas) 20 août 1990 (East Troy Wisconcin)

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