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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 00:00

Art dur

steamer -0001

Cloués nus sourds dépôts de coups leurres

Regards et égards  mêlés tanguent dans le vif

Les cieux voilés ne délivrent que calculs trompeurs

Qui sidèrent et torpillent des mirages naïfs

 

La vielle des horloges bourdonne sa fureur

Et livre sa gangue de masques aux rictus tueurs

La quille sous la surface ondule sans ardeurs

Et crève les limons soulevant les humeurs

 

Chaudière en surchauffe et carène poreuse

Le capitaine courtise des fantômes maussades

L’équipage a déserté le passager malade

Dilue dans le roulis ses grimaces parades

 

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 00:00

Stultifera navis

steamer 0003

La nef a perdu le nord

Engoncée dans la chape de brouille art

Arthur et ses sémaphores

Louis et les musiques de Léo

Ne sont que de tristes crobars

Frêles étais et pauvres canots

L’absence plus qu’immense

N’ensemence qu’une errance

Les mots des pauvres gravés dans les sillons

Bercent et ravivent les blessures

Anciennes qui épousent  les textures

Des maux et des pertes mises au pilon

L’esquif baptisé de toutes les couleurs

S’en vient s’échouer sur le sable passif

Des deltas insatiables mornes avaleurs

De toutes les carcasses aux destins naïfs

Qui n’eurent pour avenir que les leurres

Des nuits étoilées de blues et de rock & roll

De soleils inventés à coup de paraboles

steamer 0003n

 

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 00:00

Oisson & poiseau

lino la suze 2014-4

 

Articulés avec les « S »

Loin de toute bouche

Rie sur pot

Tance d’art oui ne

Est-ce que

Un qui pète

À la recherche

De LUCA

 

 

 

emprunté à Yves cette lino tirée lors du salon de La Suze


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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 00:00

kit sans foi

lino-la-suze--001-2014.jpg

Loi qui tue vœux

À ces oiseaux à la mue altière qui sans con

Passion

Referment leurs serres dans les chairs et les lacs

Serrent

Ce glas gueule de sa dégaine de rouge sangle

Ans

Y fixe les pigments et répand et répond

En repeint

Une musique falsifiée arrangements à rebrousse

Temps

La bande son s’imprime et jette son jus de frime

En prime

Qu’il est beau l’oiseau des arts piège qu’il est os

S’taire

Toxique ce rouge gouleyant se tarit sacrilège

Létale Confusion  

Sur kraft éphémère fait effet fort

Ceps


 

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 00:00

et vint la nuit

encres-sans-fond-0012.jpg

Gospel aux ailes broyées

Qui lance aux échos ses appels

Dans la nuit des mots noyés

Eviscérés dans le missel

Nègre blanc sans foi ni loi

Migrant sans retour ni droits

Chien de meute isolé dans les bois

Riff désossé retourné dans les doigts

Les mains électricité saignent

Des canons sans répons ni clef

Un naufragé sur un vers enseigne

La brasse à des pendus gelés

Au casino un estropié joue sa guibolle

La mère retient son placenta

Le père dessoule dans la rigole

Et l’ADN s’amuse à avaler des doses

D’opium pour peindre la mort en rose

encres-sans-fond-0012n.jpg

 

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 00:00

La mémoire des os

steamer-002.jpg

 

Dans les eaux noires de ses mirages

L’oiseau sans fin ronge la cage

Dans la balance des iniques

Il floue au loin toute esthétique

La danse feint et use des tics

Des jours fanés des nuits obliques

Un blues tenace joue sans mesure

Enfermé dans tous les murmures

Le jusant des portées laisse sa traine

Et le piano de Monk et le saxe de Trane

La dérive s’infuse de ces ombres tristes

Et les mots agonisent où tout persiste

A dire et peupler les silences et tout le reste

Le printemps s’envenime au moindre geste

Les ondes crèvent au bout des doigts

Dans le ressac de l’ordinaire le poids

Des murs mime des scènes désertées

Où les acteurs se cachent exfiltrés

 

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 00:00

Nixe

 


lino-la-suze-01-2014.jpg

 

Ni nixe ni nymphe

Hermès a brisé sa lyre

L’aigle de Prométhée s’active

Sans qu’Héraclès ne puisse rien

La guitare lance le pont

Sachant que la reprise

Restera perdue dans la gueule béante

De chronos

Nona Decima Morta tissent

Et crient merdre à l’Ubu de service

Qui ne peut que se gratter l’« A » nu

La boîte de clean ex sous la main


L’amour s’est scindé en perdant une voyelle

Jean-René l’a chantée

La suprême infirmière

Dont l’ombre sans façon

Couvre la terre entière

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 00:00

sans titre

enjcres sans fond 0000 n

 Sans idéaux sans rien qui arrime

La trêve s’étire et raccourcit les heures

Un sommeil d’opium peuplé de tous les crimes

Ramène sur la grève gravide les épaves  

Des jours et des nuits dénaturés

Cette plume qui s’enlise dans la frime

D’un hiver insondable qui décave

Les cellules sans colère ni sens ni rimes

 

À mes oiseaux qui ne volent qu’entre les lignes

D’un ouvrage illisible barbelé de douleurs

À mes oiseaux qui remixent les signes

Sans jamais se saisir de la moindre couleur

 

Sur la berne du temps quelques os se détachent

Annonçant une phrase qui laisse dans le vide

Un accent une plaie un œil cicatrisé aride

Refermé sur lui même et sur des remords lâches

 

À mes oiseaux du silence qui épousent la nuit

Infertiles ils se soulent sans bruits

À Villon ils répondent en un canon débile

Toutes les dernières fois qui s’empilent

Monument inédit qui ne verra jamais le jour

Mots nus menteurs inutiles et sans recours

enjcres sans fond 0000

 

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 00:00

Morsure

encres sans fond 0011n

Morsure

Une symphonie sans cordes ni cuivres

Un battement s’éteint dans les cervelles arables

Des silences chargés de mots inconnus de tous livres

Des sons insanes aux échos imperméables

Des plaines sans ailes un rire figé dans une grimace

Glaçante un blues éperdu mangé de ses réflexes tenaces

Venus de si loin que même les acides innés

Savent et balustrent les cieux de rêves saignés

 

Les berges se referment sur un lit desséché

Les limons de l’extrême épousent les ténèbres

L’arche se brise éloignant les rives à jamais

Les arbres muets  n’égrainent que des regrets

encres sans fond 0011

 

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 00:00

Lis nos graves hures

lino-la-suze-02-2014.jpg

En miroir

Sur les dés combles des histoires

Majuscule et minuscule imbriquées

Un pays sage n’engage que les âges

Tant va que tout meurt c’est dit mente

Ries que n’y est

L’oiseau qui n’a de fait nixe

Que le plume âge

Avec son retour et ses cas tas

Strophes enchante les ciels

Pour un mot m’en vous les

Pas

Spectres acteurs

 

Tirage rouge géranium de chez le char bonne aile

Aquawash : pub gratos à moins qu’il (le char) ne nous envoie un stock de cette encre type eau graphique

Je ne dis qui a réalisé cette plaque de "pjtg"

A vous la balle

 

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