damier vespéral Les meneaux clivent la chaleur Des journées prises dans la silice Le paysage saturé En mesures disposées orchestre La gamme exemptée des tensions Cadence un calendrier pérenne Sur le fil des mémoires Sur les dents des attentes Sur le plomb...
Domestiqués Concentrée sur le suc La trame suit son but La main suit le schéme Elle préfigure et érige La tonne et le degré Façonnent les voilures Le fruit enfle et la silhouette se contracte Les moules se dessinent S'impriment dans les ombres
PPML MMXII : verso séchage, une semaine. après le recto : le verso imaginer recto / verso entrecollés sur un carton et vous aurez la version MMXII celle de MMXI était blanche de papier à suivre...
voie lactée et endomorphines La cadence des ramures Cage à ciel ouvert L’azur criblé en guise de portée Blues des espèces disparues Phylactères fragiles Et nous serons oiseaux
à la une dans son excellente collection Non typo l'atelier de Groutel va éditer un nouvel opus voici la couverture vous reconnaissez une des lino parues sous le titre générique Arc en ciel blues à bon lecteur salut
mirages entretenus Palmes paumées qui palpent prospères les poudroiements précieux Bribes voraces et tropiques tragiques Sèves suintantes soûles Des soins souverains La branche balance Buvard béat Voûte versatile des soirs repus Essences suaves sourdines...
De l'Eden au Danube Fleurs attrapées dans terreaux embrenés Le fleuve a avalé la chimique pitance Eden empoisonné des humeurs teigneuses Et les cris des oiseaux griffent le silence Dans les squames horribles l’aqueuse purulence Draine son terrible jus...
échouages Ligne de fuite et Back ground Vertiges asymétriques La vague creuse la phrase Vieillesse et solitude Des marins imaginaires Nés de tout et du contraire Perdus en bord de ligne Naufrages dans le ressac Des pages où nagent Les corps et les carnages...
impression à Groutel commune de Champfleur un tirage en cours d'une gravure sur caoutchouc dans l'atelier où Jacques imprime les "Choisis" et autres productions sur la presse à épreuve une carte postale encre rouge
A la française Verts chlorophylles et filtres éreintés Sur l’écran des topiaires Les tailles creusent des rides acerbes Quasi domestiquées Les tiges lestes testent les cadences Tracés au cordeau des corps hors d'eau
de nuits en nuits chaque carrefour Des lèvres roug’s presque trop belles Des doigts magie la voix du diable Fruits murs et corps flétris Regards troublés et fards hardis Ad libitum
réclame Les sens ciblent la matière / à voir L’air s’exagère à retendre les reliefs / à chanter Relier les vélins décousus des paysages / à lire Les encres tentent de découvrir / et partager La cruauté des relectures émasculées / s’exposer gravure sur...
verte la cité point d'interrogation Concrétions Contenues Entre azur gris et crasses Saisons égarées Sur bitume sombre La bise berce les biseaux retaillés Sur les chaumes essartés Croissent des gréements Roides et raides Les oiseaux frêles Voiliers y...
catalogue Plus de mille espèces de roses Qui ne plaisent qu’aux solitudes Et à tous ces oiseaux muselés Livrés aux ostracismes Popa Chubby : One million guitars broken
perspectives Vertes verticales écrans Crénelés courbures frontales Ocres Horizontales L’humus sue La sève sourd et s’évade Un faucon strie le ciel Signature fragile Et le rêve reflue
persévérence Présences effrontées Vers les dalles des jardins voilés Où soupirent de cruelles Beautés Sur les pas Dans le parfum Les murmures des eaux vives Et les plaintes Des belles oubliées
Derives Eden Sur patron Patron d’Eden Saveurs des souvenirs si vieux Du fond des puits sourdent les ombres Portées par la faune en bouquets Nichées au cœur des mots Songes étoilés dans les vergues bleuies
l'arbre Tous les parcs les squares Les potagers haies brins d’herbe Cailloux blancs Cachent En un coin de ride Un Eden inavoué Un jardin des Hespérides La feuille volontaire La fleur à peine pubère Livre déprimé Où meurent des lèvres closes Des crânes...
mirages Pays sages Silence des images Qui drainent Les veines La mémoire Les peines et le désespoir Paysages oblitérés Icônes décalquées Dans la sueur des râles d’été Odeurs moiteurs Sueurs saveurs Images et mirages Miroirs des nuits encrées
jaunes blues Jaune Soleil écrasant Poussière poivres et pépies Bourbons clandestins sous l’adobe insolée Bonbonnières bourgeoises dans la nuit bayou Ocres champs de colères qui rissolent dans la sueur Pissats des plaies plombées Eclaboussures des spots...
reprenons la route entre les pignons main stret ou ailleurs retour sur blues C’était un soir de février Trottoirs gelés sous les lumières Les pas solistes dans la nuit claire Une chanson un riff en l’air Les doigts d’la nuit sur un accord Qui chant’t...
La chaleur d’une main invisible Le musc enfoui sous la peau muselée Signent le sillage d’une passante Volonté virtuose et voie aléatoire Le mirage volute l’échiquier enherbé
les piliers de la sagesse Carrefours aveugles Les vents des âges perdus Le voile des dits essentiels dressés La route se perfuse d’opinions en errance Le trimard perd et lance
dionique plastiqué Jardins antiques en kit Coquilles cuites Où l’image nique Héraclès et Judith Ulysse et Osiris La voûte crève d’eaux météo L’oiseau n’y niche plus Et l’herbe plastique Dernière étape
petit turdidé Eritacus rubeculla Piaf tout de gris vêtu Il ramène de sa rencontre Sur le Crâne La couleur un peu passée Du sang et de la peur