l'art des silences L’arche des lagons où nagent des ardeurs L’art des silences en espoirs harmoniques L’ardeur et la peur les rides endémiques L’archange s’y noie aux saisons des couleurs
coda gardens blues Berceuse et rock and roll L’harmonica narre les nuits et les baisers Et dessine un jardin Où les oiseaux attendent L’intro n’est que reprise D’une rengaine écorchée Accrochée aux doigts des saisons et des soifs Ad libitum
Reprise du thème Des racines à la cime Un chemin éclaté Piège l’hésitation des oiseaux enrôlés Les gammes lucides de leurs chants Couvrent l’incertitude des pas
pousser plus loin s'tapper le dur Est-ce la route des chariots La voie royale les cors de Jéricho Point d’interrogations disséminés La douce lueur d’une aube rêvée
orages / ô rage Noir derme et frontière Echanges des chaleurs Forces et vigueurs / couveuse et cataclysme Quand le ventre concentre La voix sexe pose explose Berlioz ou Mahler La guitare de Jimmy le saxo d’Albert Grand orchestre Orgasme Virtuosité de...
refrain Elle s’est assise au coin du bar Un guitariste jouait sans voir Dans la fumée un vieux standard Après un scotch elle s’est levée
rouges blues Rouges Lèvres étreintes Bues broyées baignées Sangs guitares énervées Sillages dans le derme et les fibres Stries des bandes étoilées Crépuscules torrides / plaines sans bornes Sueurs des champs diurnes Frissons des corps livrés aux fièvres...
reflux L’arbre de son œil Dans l’œil du gibet Des épaves à la dérive Paysages empêtrés dans la bruine Marées encorsetées dans le reflux Replis des corps murés Replis des morts rongés Des cadavres y côtoient la beauté des bateaux ivres L’âge sans égards...
intro C’était par un soir de décembre Dans un café derrièr’ la gare La nuit trainait son ciel hagard La nuit ses veilles et ses oreilles La nuit et son cortège bizarre
routes et déroutes Routes Les levains du blues peuplent la mémoire Ses lueurs guident les trimards Les nausées étoilées grande rue Marges de rêves broyés chiques de tabac En contre point des chemins de l’errance Dans les nervures des guitares
des mains dans les z'eux Au seuil des cathédrales Les écueils où se meuvent les ombres Les lacs où se noient les pénombres En cortèges et fragiles dédales
Entrer dans la mémoire des arbres Irriguer de sève le crayon et la plume La sente rectifiée rythme le couplet des pas Et dansent les nymphes et les jupes légères Aux angles la souplesse d’une hanche s’accroche Des voiles de mélancolie se teintent pleine...
ad libitum Ad libitum Courage frangé de soifs Audaces encordées au seuil des carnages Messages sans hommages Points d’interrogation Et deux et trois et blues Douze Ans Age avant l’âge Ad libitum
Tissages blues Tissages Rouges transposés et verts écorchés Jaune courage obligé Gris cendres desséchées Sous les peupliers de Billie Jaunes virtuoses des soleils trop lucides Blancs bruns noirs trames et chaines Complémentaires et camaïeux Ombres et...
les palettes du blues Palettes La nerveuse sanguine Croque des sexes parme Et de fiévreuses beautés Marges sans frontières peaux voraces Muqueuses innervées des mots de l’urgence
motif échappé Glissements progressifs En Vol Envol Essors Essentiel Fou de Bassan, du Cap, austral, d’Abbot, masqué, de Grant, brun, à pieds bleus, à pieds rouges, variés Jusque la haute mer... cinq tirages superposés et décalés sur calques un papier...
accompagnement Les traînes tard dans la grisaille On plissé l’œil et joué la caille Elle s’est glissée sans faire d’effets A pris chacun par l’ coin du cœur Dessus le tain des miroirs gris A dessiné un jour merveille
Chorus La sonde des désirs se troue de belles noces Où se meuvent les odeurs des baisers échangés S’en reviennent les ailes de la danseuse voilée Les paupières filtrent l’horizon retourné
Riff à vif La danse s’articule aux architectures Le motif semble se répéter aux yeux fatigués Une volée de chardonnerets ponctue l’ordonnance Echappée des corolles en flèches étonnées
arc en ciel Blues Arc en ciel Tissages toutes teintes Entrelacs armes plaisirs Fleuve de larmes aux veines irisées Arc tendu de l’âme aux sens Voix tressées muqueuses nerfs muscles Caisses clous cordes Cathédrale de tôles aux vitraux crucifiés Sur l’horizon...
reprise riff Sur l’échiquier s’endort le piaf L’échelle chromatique se floue Élaborer les souvenances Les voiles de la danseuse Ont semé des paillettes véloces Un refrain prend sa source dans l’eau et la lumière
dans le silence des z'yeux La grille du temps obstinée nécessaire Point d’interrogation le navire se perd Errances manipulées hors horaire En dedans des espaces contraires
Walking basse Dans le sillage des saisons maquillées Les oiseaux camouflés mesurent l’horizon Dérisoire construction aux vues des paysages Se perdre et se perdre encore en corps et ailleurs Dans les souffles et les silences
Clôture et pause Le labyrinthe scinde en mirage les raideurs Des refrains tressés / enjambées désinvoltes ou pressées La saveur des essences dans le peigne du vent Creuse le crâne modelé des humeurs premières
flux et reflux / estran Grilles des mots morts au bord Griffes retournées des gestes Armures sensibles des nerfs tressés si fort Amarres jetées ou blessures célestes