Temps initial Les fleurs du temps n’épousent aucun mouvement Elles prennent aux peaux leurs traits leurs laits leurs éclats Qui se singent un jour l’autre au défilé des ans dans l’état Les fleurs du temps se repaissent des faux fuyants Ni soucis ni rose...
La couleur à l'encan Est-ce la nuit néon qui porte La déraison des amours mortes Ou la douleur des plaies ouvertes Qui joue ses gammes trop expertes Hier en corps vibre si fort Que l’horizon se fait portrait Des harmoniques miel et or Glacent le lit qui...
Rive âge Entre deux se meuvent des paysages Qui s’en vont moulus avec les voyages La vapeur des étés se mêle aux givres Des calendriers que les saints enivrent Les rives des sillons s’érodent aux Hasards que les années défont sursauts Et méandres étiages...
La lune (de minuit) ... / Un échiquier démembré hypothèque une voie sans issue / La reine vend au fou sa tour / Un chronomètre retourné mange les pions et crie coucou / Le cavalier rongé de rouille calcule un petit cœur / Une excuse étouffe un schlem...
Deux pas et deux mies (y'a de la triche dans l'"R" de rien) La dame de pique donne la trique au valet rouge Le joker passe sur l’audace et sort du bouge Le roi de trêve sur le manège claque son flouze Les cartes en sus dans la manchette font la partouze...
état ...Tonsures cratères fractures écarts / Morsures caractères fêlures encarts / Pères et mères orphelins et bâtards / Critères amères portières éphémères / Mortaises prothèses antithèses sans thèses / Dents cariées créneaux pans pas beaux / Pan dans...
en clef de fa Reviennent s’asseoir Adossées aux vergers Les solitudes et les orbites vides Les rosaces enluminées d’attentes Annoncent la ferveur des muscs Les voies ceignent les teintes échauffées Des courbures contraintes et concentrées Croisent les...
cartes battues Radiographie griffée de l’acier des plumes La pointe gesticule ses prouesses agrestes Amis des nuits invertébrées aux ardeurs Circonflexes pas de déca pour les décas L’âge a perdu sa verdeur minuscules zig Dans les as du verbiage et zag...
vrac en stock Et pourquoi avis de tempête ? C’est que jusqu’à présent, sur ces pages, les séries ont défilé plus ou moins linéairement : « Ballades », « Pays sages », « Le voile des z’yeux », « Pignons sur nues », « Hivers», « Originaux » (Ballades à...
gamelles en stock Tangentes tapies dans des zones mercenaires Croches pieds manucurés au chaud dans un bistrot Sirops dénaturés dans la tiède opacité Compagnons de mystère Qui hantent et enchantent l’air Un grand duc retour de tournée Un crooner de mèche...
ténèbres en séries nous venons d'empaqueter une série "ténèbres" pour un amateur que je tiens à remercier vivement pour cette redécouverte des dessins remis en perspective, remis en scène. il ne manque que les baguettes qui vont bientôt venir achever...
Se mêlent... Un slide glisse sur la touche des nuées La nuit feule et réclame son du Les jambes en cadence détricotent leurs chaînes Une déesse aux yeux creux simule la détresse Swing et syncopes allongent la distance Sur la trame se nouent des lierres...
cernes Les lèvres de la nuit s’entrouvrent / amples Baiser lent et vorace les paupières samplent Pierres mâchurées où les muscles se crispent / nasses Coulisses ventriloques doublures exténuées / audaces Le monologue lyrique boursouflé insémine / espaces...
- piège - La nasse se referme sur les matières grises Démiurge impalpable aux allures de phénix Elle creuse dans le sable des souvenirs ténus Des châteaux incongrus à demi inversés Les racines des arbres y viennent ratisser Des engrais convoités par des...
soleil couchant La meule patiente ponce les angles des marbres La mousse mâche les marches et avive la veine Les lichens lavent les pas du silence et règnent Sur le lavis des patines et des raideurs ascètes La pierre suce la lente litanie du temps Un...
hommage à Muddy Water Camion et Cadillac Les pierres roulent Le train de tous les retours Juste un rêve Seul sur la route Corina da ns la nuit Un petit ange tangue sur trame Perdre le nord à virer de bord Une mauvaise nouvelle & Une femme au cœur hardi...
sexte estivale Déploiement manifeste des saveurs majuscules En place et extension en expressions multiples Vêtu de son strict costume Bleuissant sous les dards L’expert cortège corbine De la mandragore à la digitale laineuse Paix aplatie sur la feuillée...
nocturne automnale La dame blanche s’élance La quadrature s’entrelace et se déploie Sous ses yeux labyrinthe prolixe Souplesse velours sur pennes Adresse et précision / action Pilules nervurées embrocations veinées Décoctions marbrées tisanes mordorées...
complies pleine lune Le chat-huant articule son périmètre souple Chahute les sommeils et glisse sous les rames Les coins arrondis dansent dans la rétine intense Silhouettes sataniques engrangées en douceur Les sorcières dressent leurs chevaux La plume...
vêpres estivales Les piafs s’égaillent / marmailles canailles Eclaboussures fugaces saoules sous le Polyèdre méticuleux aux accents volatiles La pelisse des plessis plisse et poudroie Sous les orbes ordonnés les ombres s’éploient Les doigts et les savoirs...
entre les lignes S’en viennent sur la plage De grains et de pillages Une île inespérée La rage des otages Les fleurs des nuits d’amour Et du héros si beau Les pas et les rengaines Dans la douceur et les ténèbres Et la vigueur des nuits d’été reprise des...
tierce automnale Les buis bruissent la livèche cache le rouge De la gorge les sauges couvent les souches Etoiles renversées sur terrines poreuses Arrosages essuyés et senteurs en essors Miel et cannelle en réserve / sucs et liqueurs S’engrossent les parcours...
sexte hivernale Polygone méticuleux guilloché d’éclats Desquamés par les vents de noroits Cercles glissants l’agile diurne variable La glace modèle les angles et les tons Les moissons ensachées étayent les fatigues Les liqueurs réchauffent et les baumes...
Palette arborée Même si Ça semble Cela n’est jamais À l’identique Le jardinier s’épuise et épuise L’essence à se copier Mais la pâleur des soirs d’hiver Le rouge des thermidor austères Le brun des mouts Le bleu des fruits saturés Les gris intermédiaires...
ballades et balades Des primaires naissent l’infini des teintes Les tons engendrent les musiques Ballades immobiles qui renversent les temps Sous les cités demeurent des os et des ors Noir de la matière où vibrent les possibles Sang Boue Eaux Verticales...