sans somnifères Avec sa tenture de fatigues La journée leste le sommeil La fenêtre se floue / lavis et nuit Quelques raies s’agrippent aux voilages Les rêves affluent sans bruits L’obscurité étend son règne… pour le plaisir avec le grand BOB
racines Les oiseaux venus de l’autre côté de l’océan Enferrés Sur les quais abreuvent les nues de chants Exilés Les touches d’ivoire libèrent de la rouille Les clefs Clouées aux mats les cordes S’enracinent
chromos Vertes plénitudes Sous les coups de la Saint-Jean Le soleil borgne cogne Les cheveux de l’humus dressent de fiers géants Cimaises écornées des cumulus Ecrans verts en devers des troncs Paysages niellés de fruits et de ramures Drupes dodues drapées...
en rouges majeurs Mars inspecte la saison Le minium éclate sur l’arête des stores L’éosine des enfances mue avec l’hiver La cochenille s’enherbe de délires précoces La garance se souvient des pantalons La toise des saisons mesure la juste teinte
eaux E ntre les frondaisons les fissures s’apaisent A u fond des eaux la danseuse déploie U ne prestance qui s’accorde aux arpèges du temps X ylophone tatoué des cortèges aphones U ltraviolets et infrarouges A vec la musique de toutes les légendes E chos...
hommage à S B W II Les yeux de l’aveugle pour voir Le serpent engraisse les grenouilles Les funérailles sont un procès Ramenant à la maison Dans le petit village Neuf degrés en dessous de zéro Réveille toi chérie .../... trois linos agencées
tracé / écart Les rides froissent la fierté de la lande sage La dextérité indemne d’afféteries des lang Ages nue l’austérité des signatures Le nimbe des nuances austères cache Des tendresses timides & rudes Tramées par des mains intuitives
sous les assises Main tordue sur morceau de square Escarres des bitumes crevés Boues des voussures anciennes Etoiles inhumées dans un bestiaire futile Les racines s’enlisent dans l’encre des morphèmes
rouge et blanc Sur le poumon paisible des pays Ages redressés les chemins et les mares Et cages les rus rectilignes et les sentes Travées à remembrer les plis épars Pillées que les rémiges des mues Ré-écrivent arts tissant la saison Plaider une cause...
squares et compagnies Jardins divers et de nos nuits Clos entre murs et grilles Cachent un morceau d’Eden Des tempêtes des aubes des nuits Au carrefour le corbeau perché Berce de son tempo Le passant aux doigts sensibles La croix du blues swingue dans...
cartographie Entrelacs lacérés Textures triviales truquées En treillis tapissés de toc et de tactiques Le stratège urbain vomit son loti tarifé Seuls aux nues les sansonnets tissent Des ponts de mains et d’yeux sensibles Le sexe des vallons vacille Sur...
REGEL / LEGER Rouge Neige répond aux décomptes Des jours où sous la plainte des ponts Brisés et relevés par les ailes Les retards se fondent tôt ou tard Blanche Neige se raconte le soir voir lis nos gravures exposition une 30 10 2012
Fumures L’engrais des ans Les crânes des oiseaux Les temples écrasés Sourd la paix des os La ténacité des mots Le mystère des images
héritage Espaces en degrés Escaliers en effets Escalades étages Estrades terrassées Estivales découpes La sève forge des titans
textures Verts d’étés drus rudes et tendus Arbres tordus déviés en virtuose Portées livrées aux oiseaux Lettrines effrontées sur écran Intégral et gratuit
ombres Accords ouverts sur l’aurore L’archet du temps charrie sa traque lente Les chants d’oiseaux creusent des sillons Aux racines des calvaires Corps arqués accrochés au bocage Ocres automnaux que croisent les rapaces
reflets Vents de terre Vents de mers Ciel pour livre ouvert Mémoire sous les pierres Ramures en clef Naufrage de l'histoire Cieux noirs Ciels clairs Fleuves en phylactères Et la tristesse
matière et réfractions Echos dissonants sur parvis bitumés La nymphe s’englue Aux courbes arborées sauvages Répondent les angles abruptes Transparences abolies Demeurent les azimuts Jaune orient Rouge zénith Violet occident Nadir gris
coutre rangé Sur le roulis des glaises l’écorce Force l’échine des bocages Tangue la peau gercée Sur le cadastre quasi statique La conquête indue ose morceler L’héritage et sa progéniture lino retouchée (légèrement) : tg
L'or du vulgaire Meurtres étouffés La botte de la haine écorche le palais Vulves enrayées des amours écharpées Bordel bondé sur bayou border line Baisers barbouillés sur moues maquillées Slides osés sur belles cordes débordées Planches à laver baquets...
Sous les paupières mesurées une trêve se plait À feindre l’énergie des dermes agités Les germes des voix perdues murmurent Des espaces façonnés en espoir de cause Et l’esquive poudroie en fuseaux de couleurs
Grilles La herse perse l’extra Ordinaire la giclure déplumée Déride le drapé des eaux Le saule contraint l’astre Ô nef des songeries L’onglet des rêves opiacés Indexe l’horizon en zones Extralucides / or bits gravure sur bois réalisée lors de la rencontre...
vers d'hiver Sous le ciel de novembre Une fleur s'entête Les Piafs piaillent La rose inerme s'étiole sous la gaine Le tichodrome pend au ciment écaillé Les stratus strient le ciel de leurs stances tristes Les sternes seules sondent la voix des étoile...
substrat Les dieux se meurent sous l’urbaine texture Le riff agressif tisse sa romance violence Et de chair sans pitié ni prudence Le sol des villes puise dans le roc et la vase La triste partition des errances indues
reprises ad libitum Le petit jour a vue sortir Avec le rêve en bandoulière L’âme et le cœur tout de travers Le petit jour l’a vue partir Reste à attendre un autre soir Reste à attendre un autre soir Ad libitum