Exil
Sur le dur amures rompues
Les saisons sans maisons
Sans mesure l’aventure
Les saisons sans maison
Du matin jusqu’au soir
La mule refuse de s’asseoir
Hon & & & han c’est sans fin
Hun & & & heu et la faim
Cloche-pied croche patte
Pas de petite en savate
L’ombre des potences danse
Au pot sans cesse relance
magnésium
La clarté claque son glaucome inversé
Les lames des paravents s’alarment
La loi trop évidente des éclairages tue
Extractions aux forceps des iris écalés
Flash phénoménal des formules frigides
Fusion funéraire des fêtes défoliées
passe et perd
Sous le script des soaps décomplexés
La phrase s’enfle de cierges chromées
Tripes enrésinés de surplus sur vitaminés
Formules fabriquées de trucs et de trocs
Tracas torréfiés testicules étalées
Vulnérabilité achetée à tort et à couvert
Versatilité encensée sous la censure biffée
La nuit choit sous le poids des adieux
legs
La toison de la nuit murmure en mi mineur
La paresse de l’onde moule des frissons farceurs
L’humide ceint de ses écharpes moites
L’humeur aventureuse des odeurs accortes
Les muqueuses de la nuit suintent tièdes sous
Le grain saoul des sables sassés par hasard
Sacrifices mutagènes des espèces généreuses
Et acide désoxyribonucléique
et UN et deux et TROIS et ...
Qu’on te conte et (bis)
Petit poucet perdu sur la berne des rêves
Bougie figée au chevet des belles oubliées
Emissions diffuses percluses au sas des idées
Le tamis des nuits brèves blute le malt
Des rencontres farcies de sourires crispés
Le tapis récupère la sciure des strophes censurées
touche au soleil
La contrebasse s’essore les cordes
La hargne tord ordre et discorde
Mord au cul de l’ombre sans prévenir
La fraicheur cède d’un coup net
Son et rage surnagent frêle esquif saisi
La cage du sud arrime l’effort aux suées
une autre version de la chanson
et une autre version de la lino "face"en surrimpression à la lino qui illustre
la couverture de "blues"
Châssis "P" zéro
La nuit saoule traine ses savates de suie
La butée des rêves botte en touche
Les dents des saluts s’usent sous les eaux
La claque des spectacles plaque la satinette
Sur la poitrine des miss évanouies sur le net
Balustres rustiques et bornes envasées
Balisent en biais les bleus et les balafres
vos luttes
Les réverbères pleurent leur lumière stricte
Arrosant le plaide de la cité statique
Les volutes partent en fumées
L’anthracite crispe sa prudence coupable
Sur la feuille aplatie des parois pavoisées
Les contrastes cautérisent les ombres dénudées
Et simulent des silhouettes sinueuses
Sainte Rita abat ses cartes biseautées
Un pleur s'évade perdu poursuivi pitoyable
Contraint à mordre dans les os de mots apatrides