les palettes du blues
Palettes
La nerveuse sanguine
Croque des sexes parme
Et de fiévreuses beautés
Marges sans frontières peaux voraces
Muqueuses innervées des mots de l’urgence
les palettes du blues
Palettes
La nerveuse sanguine
Croque des sexes parme
Et de fiévreuses beautés
Marges sans frontières peaux voraces
Muqueuses innervées des mots de l’urgence
routes et déroutes
Routes
Les levains du blues peuplent la mémoire
Ses lueurs guident les trimards
Les nausées étoilées grande rue
Marges de rêves broyés chiques de tabac
En contre point des chemins de l’errance
Dans les nervures des guitares
ad libitum
Ad libitum
Courage frangé de soifs
Audaces encordées au seuil des carnages
Messages sans hommages
Points d’interrogation
Et deux et trois et blues
Douze
Ans
Age avant l’âge
Ad libitum
Tissages blues
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Tissages Rouges transposés et verts écorchés Jaune courage obligé Gris cendres desséchées Sous les peupliers de Billie Jaunes virtuoses des soleils trop lucides Blancs bruns noirs trames et chaines Complémentaires et camaïeux Ombres et lumières
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douze blues
Douze jusqu’au bout de la nuit
Gravé en dedans les tendons
Le souffle et le ventre au centre
Organes et lyrics mélodies drainées
Intuitions tatouées tapies
Crânes raisonnant des résonnances ancestrales
Violences éclatées en solo sidéraux
Amours gonflés de virulences
Terres délayées et vagues de sables
Limons sauvages et crues voraces
Douze vers le bout de la nuit
violet blues
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Violet Gerçures retrempées Dans la forge fratricide Glaçage des réverbères perclus Diodes pulsant sur la scène Reflets des eaux retenues par les digues Etoffes satinées parcourues sous les doigts Ultra cécités politiques Soir attendu sur Main Street
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noirs blues
Noirs
Nuits de fièvres mordorées
Goudrons puisé puits de pétrole
Yeux endeuillés dans la pâleur des maquillages
Amours arrachés à la force des nuits
Syncopes de gnaules éventées
Peaux érodées à la tâche
Fondus sur l’écran des réclusions
Rues recluses des regards civils
Ebène des touches et des manches exaltés
blancs blues
Blanc
KKK coton et craies
Corps saignés misères et peines
Acier des lames exorcisées
Rires des dents qui dévorent les psaumes
Et crachent sous les ciels les fiels et les regrets
Pages bibles écornées
Rondes sexuées sur les portées voyelles
Yeux révulsés sous le fouet
Reprises et ponts réinventés
Neiges écrasées sous les néons voraces
Veines du drapeau estropié
Dans les silences coupables
bruns blues
Bruns
Boues bourrées de cadavres
Bois encrassés des mélodies reprises
Eclaboussures des roues vindicatives
Mains accablées des corvées écrasantes
Sols des champs asséchés
Crasses crevassées sur peaux écrues
Dans les crépuscules assoiffés
Bruines ébouriffées échangées
Sur le vif
La blague au bout des doigts
Et le riff éclaté
verts blues
Verts
Tendons boursouflés
Z’yeux sous les spots effrontés
Verres bouteilles essorées
Vers attrapés dans la gueule de la nuit
A même la bouche convoitée
Mouches agacements sur suints
Sucs et sèves aux creux des mains
Végétaux coriaces et verbes efficaces