staccato Calcaire subjugué de la hardiesse des tiges Armures dessinées au sommet des césures L’arête dissimule le velours des contours Sous les ciels encadrés la promesse des essences Renoue l’enfance à l’errance sans prudence
estran L’adresse implicite des oiseaux horizon Zones dévoilées en caresses cachées Rivages décillés au ressac des raisons Pliures érodées des sépales osés
Contre chant La beauté oubliée des houppiers se mêle aux nues Arrachant aux reliefs les vers que les fleurs sèment Une phrase un refrain une harmonique Une fleur fortuite de conscience émerge
Ouverture / Salut de marbre Les rides des ramures saluent le peintre sage Accolades et baisers couleurs de nostalgie La science des jardins nimbe de voluptés La vigueur des souvenirs et des rêves éveillés
dans un square Sur le tard une star déambule au hasard Elle s’aventure entre haies buis et détours Elle perd tout repèr’s sans lunette et savoure Les écrans assoupis aux pigments si bavards
telle hure se hisse Sur la sente en clef d’infortune Des orchestres aux élytres irisés Mordent sur les nuées calibrées par hasard La fuite des reliefs chavire les broussailles Dons de sève et savants sortilèges Newton calcule des virages Qui ne signifient...
ente de rime Perpendiculaire à pas / rente L’axe anxieux fixe le flux / latent L’arête aligne et rive l’horizon / aimant Aux abscisses sidérantes / patientes Trésor cavalier des trimards / perdants Sous la voûte des déroutes / amantes Le blues en bandoulière...
Les pensées sauvages (*) C’est la mort qui me voit Et non mon regard qui se noie Nudité obscure de l’évidence Qu'apporte le flacon L'enfer ou la tendresse Ami tends ton verre Vers... (*) clin d’oeil à Dominique et grand merci à Jacques
à croche ailes Et nous serons oiseaux Phénix ou bien mulet Tarin ou sansonnet La chanson des esclaves Percutée accrochée Signatures transparentes Mélodies pérennes Blues valses Opéra Goualantes
Lisière La lustrine des ombres s’use à arrondir Les angles des spectres abandonnés Engorgée de strass la lisière lasse lace La brasse des feux follets friables Impasses et tasses se massent et masquent Les loges grosses des rôles mis en pièces Salut l’artiste...
haut d'as Land art enivré par un printemps brutal Modulations de fréquences mixées en live La ronde des estives inonde les formats Un passeur de légendes fignole des baisers Qui viennent museler pour un temps La fronde des sillons arrimés aux étoiles
témoins Les moineaux Les piverts les effraies Savent la naissance Jardins d’hier sans topières Sans serres ni horaires Quand vivait un corps radieux Un corps dont les chimères Se lisent dans les cieux Cris souffles coups Codes ou rêves perdus Qui chantent...
Parti à l'aube (1) La grive en son ivresse A semé sur les chemins Les cailloux des grands soirs Et des aubes mutilées voir calendier : tg
on disait "réclames" : prochainement bientôt aussi un point de vente au Mans "Agence Modeste" rue des Ponts neufs, à côté de Récréalivres et ce morceau en amuse gueule : trouver l'indice
facteur de route Les hardes des ciels crus Nouent les nues et muent Les traits des oiseaux exaltés Les flux invisibles des ondes Tractent des vertiges sans limites Le bitume mute mêle et mise La bise mixe à tout va bis et coda pouvais pas ne pas
des sentes Brisures bistres basculées dans la brume Pain noir des nuits repues cuit de solitudes Tacles tordus et torsions tardives Corps caverneux enclavés sous le crâne Contre plongées et travellings flinguent Les squelettes des images disséquées Poudre...
Perles La nacre fille de nuit déploie ses hardiesses Des gouttes de muscs et de rosées qui se mêlent Les plis et les ondes épousent la finesse Des sortilèges coruscants si peu rebelles
verts blues Verts Tendons boursouflés Z’yeux sous les spots effrontés Verres bouteilles essorées Vers attrapés dans la gueule de la nuit A même la bouche convoitée Mouches agacements sur suints Sucs et sèves aux creux des mains Végétaux coriaces et verbes...
exil Araires arrachées Acier et traverses et ballast Seul viatique la musique Le soleil dans le dos Suivre les limons Boogies des bogies Trimard sans espoirs Colères en décors Vers le nord
vert tu oses Des dés découpent des dais illusions Des ombres sombrent dans les angles Des sangles bandent les rangées érigées Bardes accouplés aux heures accordées Sur la lire des lièvres en festons découpés La nuit se prépare à accoucher ses chimère...
Echo graphie Les nains et les fées se meuvent / quiets Ceux qui ne savent passent / inquiets Calculent l’horaire qui balise le nord Un cortège fabuleux attend / patient Les corps se creusent dans l’effort L’art des arbres décode le néant
en cas libres La graminée regimbe entre les gabarits Le glabre aggrave les gelures agrégées Le ciment martèle son véto l’alu annule L’armada des bétons broie la perspective Une fiente a feinté le formulaire Une graine a gansé de sa tige de gloire La geôle...
reprise Stratofender virtuose fendue en plein vol Les clowns et les valets enfermés dans les boîtes Les feux d’arrêt passent au bleu La reine a mis ses chaussures de suédine Le pays des femmes Dans mille ans à mille lieues Assis au fond de sa tombe Un...
stèle têtue Là où germe fleur L’eau pleure Dans le roc ravine La terre imprime son œuvre La bave des cerbères Coagule dans les grés Gravures installées Au froid sous le terreau
cimetières oubliés / crânes d'oiseaux Endormis sous les racines Entre pus plaies et spleen Les yeux du silence battent Cadences des cadavres couverts Herbes harpes sans dates Esquisses des splendeurs passées Sous des stèles Seules connues des initiés