si lance le silence … Rien de dit tout en plis / Rien de doux tout est net / Rien de nous tout en vous / La vêture colle ses pelures sur le stress sans caresses / Barres décades balustres et collages idolâtres / Le rythme ne fait pas la rime et l’envers...
ô eaux styles Dans l’incise des glacis les zébrures résonnent Les zones désertées sondent les zoos z’humains diserts Des astres envasés dans les écailles des heures Désastres envapés dans le cal des heurts Les barbelures et les morsures sauvages Saignent...
Mississippi Road Montecillo Mississippi Mort né vivant noir Mère dis à ta fille Papa dis à ton fils Eisenhower paie la taxe Bouge la corde Si j’étais chanceux Tout le monde veut savoir Habiter dans la maison des blancs On a tiré sur James Meredith Vietnam...
blues d'hiver C’était un soir de fin d’hiver Ou bien plus tard } bis Assise au bar elle attendait Assise au bar n’attendait plus }bis Un verre de rye un’ cigarette Sa voix si rare a emporté } bis Les âmes en peine les traine tard Vers un noël sans dieu...
Mille-feuilles Taie de terre haie de haines nées sous icxe Pont perdu entre no man’s land et zup Sans cloches ni chaines les rets trainent Les vestiges et des vertiges des lès laids Les corps se bitument confondus Les eaux lavent les escarres des friches...
ténèbres suite Après « ténèbres » mis en textes Et pour une petite partie encadrée (un amateur éclairé) Il en reste... Un autre aperçu des paquets (en situation). L’image est enfermée hermétiquement Protégée de la poussière. Et livrée à la vue… les photos...
zéro quinze Les vêtures artifices freinent Constance Aux collages des genres Prudence Se frottent aux réglures charpentées Cadence Portées et lyrics parures et carcasses Aisance Chance Matures de l’effervescence urbaine Eminence Mâchures de l’espèce marchande...
magnésium La clarté claque son glaucome inversé Les lames des paravents s’alarment La loi trop évidente des éclairages tue Extractions aux forceps des iris écalés Flash phénoménal des formules frigides Fusion funéraire des fêtes défoliées le blues est...
sème et trie Axe Malmené Mottes et creux Ornières et faux plats Arpents aux strictes œillères Axiome ardu vérifié par hasards Boulevard des semelles peu bavardes Aux ailes de nécessité Avancer pour ne pas Oublier portée ternaire aux cadences exigeantes...
négatif Carroyage concaténé calciné cernures cramées des crevasses saumures amères des sels exsudés sous les ciels d’étés fumures délavées et poudrées des pulsions premières prières et papotages vipérins particules exfoliées des peaux partisanes pourritures...
extra duction Gravures arpèges glabres gerçures glacées Le glaive gris des glaçages grèges grime Les giclures électriques court circuits Big brother branché sur la centrale univoque Brasse les brèmes excommuniées post noël Un archange se crucifie recto...
et UN et deux et TROIS et ... Qu’on te conte et (bis) Petit poucet perdu sur la berne des rêves Bougie figée au chevet des belles oubliées Emissions diffuses percluses au sas des idées Le tamis des nuits brèves blute le malt Des rencontres farcies de...
du delta aux deltas Ebène importée depuis Gorée Haine installée à demeure Rengaine exilée au delà des accents La porte accorte du golfe caraïbe Referme à jamais sa gueule cannibale La mélopée ultime ressource S’accorde aux lutheries des paysages Fleuve...
Abscisse La chatte glisse dans les coulisses des étoiles Au ras des rues raides les rats rôdent Les pas anonymes peuplent la patience Le diaphragme accorde son mutisme A la distance disjonctée des hymnes A fleur de nuit les iris persévèrent Le possible...
derniers pas sages A rets sur I mage Les voyelles s’émancipent et tournent la page Les voies elles s’émancipent des chevaux et des cages Les voix ailes aiment / nerfs aux yeux de femmes Etendues sur le derme des livres / au creux des musiques L’encre...
passe et perd Sous le script des soaps décomplexés La phrase s’enfle de cierges chromées Tripes enrésinés de surplus sur vitaminés Formules fabriquées de trucs et de trocs Tracas torréfiés testicules étalées Vulnérabilité achetée à tort et à couvert Versatilité...
Châssis "P" zéro La nuit saoule traine ses savates de suie La butée des rêves botte en touche Les dents des saluts s’usent sous les eaux La claque des spectacles plaque la satinette Sur la poitrine des miss évanouies sur le net Balustres rustiques et...
grain six bé Les orbites des chimères s’entrouvrent Décors indurés voraces et variables En lisière de naufrage sur le pont des standards L’estoc toque à la porte cohorte et escorte Tout en stock vrac sans sacs tas en toc Stucs et strass trucs et tracts...
vers encordés Le verbe boit la sève aux lèvres des danseuses Le silence à peine éteint creuse le ressac des lunes Bleus des nuits swing et des cuisses sinueuses Gris les aubes gueule de bois où l’âme se vomit Dents crucifiées sur accord septième La moiteur...
marchands sur le sable Les voix du jour se sont essoufflées La lampe contracte les bornes efflanquées Les pas du noctambule escortent les chats Harets une femme aux cheveux de nacre Paraphe les pages déchirées des encres Impérieuses belles ambulations...
hommage à Jimmy Page Son visage est sa musique Son sang électricité Un chien noir rock sur la bataille Jusqu’à la rupture des rêves La délicatesse des doigts brise l’écorce Et dédicace l’informulé Quatre doigts et grimper l’échelle d’Eden Sans retour...
mosaïque voici les cartons qui seront remis à chaque membre du Prix Polar Michel Lebrun, version 2012 "diplôme" est issu du latin impérial "diploma", qui signifiait "pièce officielle authentique", le mot est emprunté au grec "diplôma" signifiant "objet...
monument d'oeufs Jurassique Il n’y avait que des plumes Bien avant Rutebeuf Villon La Fontaine … Qui utilisaient des pennes Seulement les rémiges et non les rectrices Ils s’endormaient sous leurs couettes de duvet Singulier S et toutes les voyelles Clade...
soleil Les larmes teignent les reflets Le filet encode la lumière des décors Le corps strié des mines indurées Trace et enduit, creuse et frappe La trame se libère et éclate les nues Enfermer dans la paume la conscience Et filtrer entre pouce et majeur...
cicatrices Et nous serons oiseaux Eclaboussures véloces Croches et rondes sur syncopes sauvages Illisibles et présents Longues lignes et slash sur les cimes Ecumes de solstices Chansons tristes d’esclaves Sourires d’amants Traces indélébiles des nerfs...