5 janvier 2014
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Onze : bois sauvage
Installation / Conversation
Sur tous les tons
A qui le tour
Stéréo plein pot ou mezzo voce
Haut les cœurs monsieur
Bas les abats contempteurs
Vent debout sur la proue
Vent arrière voiles gonflées
La vigie gueule s’taire s’taire
Le mousse se trémousse
Facile (dit Lucille)
La lunette se froisse les lentilles
La lente mise au point
Cultive les à peu-près
La balade valse à contre ton
À rebrousse-temps
Berceuse ou plein-chant
pourquoi cette musique ? à cause du film entre autre le duo du début ?
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3 janvier 2014
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Dix : Vrac ou presque
Rapprochement plus exactement
Sur Arthur dit le père Tapdur
Bois brut et socles tapissés
Mère nature et molleton cossu
Du brut et du raffiné
Vitre linogravée
Des versions
Faites de bric et de broc
C’est pas du toc
Ballades à contre tons
Revisitées façon vitraux
Fenêtres ou œil de bœuf
Lucarne ou grand écran
Ciné parlant ou muet
Accompagnement live ou différé
Dérives sur mélodies
Pêle-mêle
Sur des stèles
À tire d’ailes.
on salue deux grands : Marc Ogeret et Arsitide Bruant
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1 janvier 2014
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Neuf : N & B & Bleu
La harpe à bouche et les tambours
Bol-Weavil préside version n & b
Le charançon du coton
Invasion et dépression et migrations
Il s’installe à demeure / Le DDT empoisonne
Le jean est troué
Le jean est percé
Pas de pièces pour réparer
Des tambours d’Afrique aux harpes germaniques
L’harmonica en poche
Accompagner le voyage
Jusque là sur ce coin de table
Cailloux roulants un moment saisis
Oiseaux bleus attrapés à la voix
Oiseaux noirs planant sur les toits
Bo Weavil : blues singer né dans les années 70 en pays de Loire... une belle manière de dire la bonne année
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30 décembre 2013
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Huit : quatre en quadrichromie (à peu près)
Huit : quatre en quadricolore
La ligne ment à l’alignement.
Flash et sur expositions. Spots sur écrans.
Néons de Beale street / Maglite braquée plaine face
Solo saturé sur ligne de basse épaisse.
Groove accentué. Syncopes et doubles croches.
Noires pointées en l’air
La ronde s’étend / S’éteint / S’enfle / Grésille / Éclate.
Echos surexposés.
Quatre mesures en fondamentales.
Avant d’exploser sur la quarte et la dominante.
Septièmes en suspens.
Accords ouverts sur le vertige.
Solo reprise solo riffs chorus
Les tripes à l’air
Où tu vas / Point d’interrogation.
Nobody knows.
Les pierres roulent.
on ne présente plus Muddy Waters (1915 / 1963) Le roi du Chicago blues.Ce sont les frères Chess qui le feront connaître.
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28 décembre 2013
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Sept : fondus aux rouges
Jeux avec les fonds, ici un papier préparé
qui trainait au fond d’un carton.
Côte à côte / La route du bout / Le bout de la route / Le bout de tout / Le bout de rien / De tout de rien / Le sillon le refrain / La main battant / La veine saillante / Boogie-woogie / La voie tendue sur la voix du destin / La voix tendue sur la voie du destin / Cordes et chants des nerfs de l’errances / Acier et verre sur boues et poussière / Les oiseaux graine à graine cueillent / Et s’envolent semant leurs chants / Le gosier asséché râpe des mots d’amour / La lime des corvées érode les corps / Le répons culmine / La tâche attache aux timons de l’effort / Fort en gueule et gueule de l’enfer / Les fers tardent à se défaire /...
Johnny Shines (1915 1992) Il tourne pendant deux ans avec Robert Johnson. Il ne sera reconnu que tardivement.
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26 décembre 2013
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Six : quatre blanc sur noir
Bleu et noir et blanc / Rien ne naît noir ou blanc mais noir et blanc / Nul n’est noir et blanc / Pas même le cinéma / Uniquement les fondus / Qu’on nomme ainsi / Tous les noirs et tous les blancs / Du plus pur au plus dur.
Le blues n’est pas bleu il est arc-en-ciel / Sauf quand on le met en scène : démonstration :
Pédagogie par contre exemple
(on avait une feuille bleue).
On peut se raconter des histoires / Il était une fois un jeune ramasseur de coton / Chassé par boll-weavil ou (inclusif) la poussière des raisins de la colère / Un conducteur de tracteur / Enième dans une famille nombreuse / Sur le trimard la guitare en bandoulière / Dans les bars il chantait et buvait pour se faire la voix et le cœur / Au carrefour il croise son destin / Jusque Memphis puis Chicago / Il disparait / Ni tombe ni croix / Ne reste qu’un riff & un vers & une rime & un refrain & une inflexion & un balancement & un rire & un soupir / Quelque part dans un blues sans titre .
Jeune interprète (originaire de New york) auteure compositeure multiinstrumentiste : Leyla Mccalla a repris des textes de Langston Hugues.
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24 décembre 2013
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super position sur fond bleu
Robert Jonshon ou Blind Lemon Jefferson ou Sonny Boy Williamson I …
Entre le delta Memphis et Chicago
Morts tôt
Robert assassiné dit on par un mari jaloux
Blind Lemon Jefferson égaré dans une rue glaciale après un enregistrement
Sonny Boy One percé au sortir de Plantation Club
Barbecue Bob pneumonie fatale faute des soins adéquats
Little Walker battu à mort dans une ruelle de Chicago
…
Et les oiseaux du blues
Nourris des faits et gestes du quotidien / Des légendes et des récits / De figures et de paysages / De petits riens et de grandes douleurs / De soifs et de questions / D’appétits inassouvis / De larmes et de joies / D’exploits et de renoncements / De petits jours et de vieilles ténèbres / De sourdes peines et de profonds émois.
Sous les projecteurs et dans l’ombre
Enchantent nos jours et nos nuits
Toujours affamés toujours en partance
Jefferson Blind Lemon 1893 1929 mort perdu par une nuit glaciale au bord du lac Michigan
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22 décembre 2013
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Quatre : électrique
R ‘n’ B en N & B
T Bone Walker, Lighting Hopkins, B B King, Muddy Water, Buddy Guy …
Ou un de ces guitar-héros venus de Grande Bretagne
Le bois brut pour rappeler les racines (roots in USA)
Le verre pour la transparence et la fragilité
Le blanc car son ombre est noire
Le noir pour la matière
Les potences KKK et Jim Crow
R ‘ n’ B car blues + rock ‘n’ Roll
La musique n’a de cesse de s’inventer
Une corde tendue et la voix qui s’explique
Un coin de bar une guitare
Un peigne et du P Q
Kazou ou cruche
Les oiseaux passent les frontières
Sans passeport ni visa
de Learned Mississippi (1931) à Chicago (1994).
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20 décembre 2013
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Trois : N & B
Les oiseaux d’un vieux blues volent encore
Accords blancs sur fond d’ombres
Cerner et projeter / Contenir et ne rien définir / Ne surtout pas en finir
En bougeant l’angle d’éclairage
Les ombres décollent
Les oiseaux volent
Blind Lemon Jefferson / Blind Willie MC Tell /
Mississippi John Hurt / Mance Lipscomb /
Robert Pete Williams / Washboard Sam /
Barbecue Bob /Crudup Athur / Lucius Smith /
...
Ou d’autres
Tant d’autres
Tant et Tant et tant tant d’autres méconnus inconnus oubliés
perdus gommés assassinés disparus…
Qui vivent encore sur les ailes du blues
on retourne vers les anciens : Robert pete Williams (1914 / 1980) Harry Oster le découvre en 1958 au pénitencier d'Angola.
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18 décembre 2013
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Sur l'étagère
Blues guitare ou banjo, rails et oiseaux : des objets quasi prêts
Derrière des tirages à l‘encre noire, en cours de séchage Et c’est très long
« Ballades à contre ton avec oiseaux » (le retour façon vitrail)
Autres perspectives et tout s’active
Autres luminosité et tout est revisité
Du statique en apparence
Dynamique avec peu (une bougie, une lampe, un spot)
De deux dimensions on passe à trois, ou quatre ou plus
Par transparence d’autres existences… d’autres distances…
Par réflexions (effet d’optique) on taille l’espace
Par réflexion (imagination) on s’en va ailleurs…
Par projection : du ciné à papa
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