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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 00:01

R I P P.

acry th 01

Requiescat in pace

Un pamplemousse dans les éponges

Printemps zéro huit / Diagnostique adénocarcinome

Été zéro dix / Noyade dans sécrétions

Frère de cancer

Tes cendres résument

Ta carcasse

Perforée de poisons

Tu traines ton étoile  

Grand voyageur

Collectionneur

Ailleurs

Tu laisses une queue météore

Nimbé des soirs carnaval

Des rires et des ors

Des pâleurs des ciels fanés

Des écales poivrées des rencontres fortuites

Sur l’horizon perdu des adieux prématurés

 

 

on retrouve Neil Young avec la version élestrifiée de

Hey Hey My My (out of the black)

https://www.youtube.com/watch?v=0O1v_7T6p8U

cliquer sur ces mots pour voir et entendre

 

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 00:01

et à coups leurres acry th 06

Escales à rebours

Sur format marine

L’escalier se dévore les degrés

Au gré des vents les saints se retirent

Dans des calendriers amnésiques

La musique des étés se referme sur elle même

Les jambes des poèmes dévissent en blasphèmes

« A » « T » se teintent et détonnent

Ré qui aime en mineur les étoiles

Où s’en vont reposer les cendres des héroïnes

Désaccorde la vielle qui tisse son bourdon

Les cardes des pros filent des cieux anthropomorphes

Quand des astres s’éloignent

Des lueurs pro fanent

Les mots s’arrachent des frissons

 

 

Hey Hey My My

Neil Youg dans toute sa splendeur version acoustique

out of the blue

 

 

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 00:01

et à coups l'heure

acry th 05

Navires partis des autres bords de l’océan

Battant pavillons négoces de chairs de sang

Vers les iles et le sud du nouveau continent

Ils ont laissé exsangues corps et voix d’un chant

 

Lors gonflé des peines et des crimes et des haines

Est venu inséminer les cœurs corps et  veines

Sur les rails les fleuves les chemins de traverse

Les lèvres du blues ont écumé les averses

 

Pour donner aux enfants de l’hiver les baisers

Et la fièvre et le goût et la sueur et l’ivresse

La chaleur la beauté des aurores tendresse

La vigueur la couleur les douleurs des étés

 

Skip James : 1918 / 1969 : le Bentonia Sound.

un exemple de ceux qui ont eut une courte carrière de musiciens pro. redécouvert au festival de Newport. son titre I'm so glad repris par Clapton lui permettra de finir ses jours dans un confort relatif.

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 00:01

Et les couleurs pouvaient soigner…

Encres lave vies 011

Et la guède s’invite sur les ors du soir

La belle dans sa fuite a largué les amarres

La frime des mers s’épuise à froisser la soie

Des rires et des larmes / Océans sans foi

 

Embarcadère ultime illuminé cent fois

Au bar des sirènes Ulysse et ses complices

Se soulent de silences / La route des délices

S’abime dans la soute où crèvent les émois

 

Sur la jetée Némésis cache sa balance

Aux héros d’infortune elle vole la pitance

Le givre sur la peau des pignons éclabousse

L’échancrure des aubes  et la lune tousse

 

dernière de cette série, pour le moment

une folk singer : Jolie Holland pour accompagner

 


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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 00:01

Puis ment

Encres lave vies 010

                     Hématite et vert de gris migrent depuis Lascaux / Ils viennent les jours voilés s’ouvrir de leurs déveines / Sur  les nuanciers blêmes des réclames coincées / Le zinc pointe sa frime et invite au comptoir des légendes / Un vers ricoche / Homère et ses copains relancent les tournées / La couleur des ivresses émule / Émaux des langues vertes / Le moule en est cassé / Les oiseaux transfuges des espaces tragiques viennent sur les lèvres moduler des chants de fortune / Les semences épiques éclaboussent l’horizon de fractales rebelles / Les belles se dérident et revêtent les brumes / Prométée sous chimio / Jason à la dérive Ulysse sur le papier /

 

et un petit tour avec des diables issus d'autres mythologies et un clin d'oeil

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 00:01

Devis de vies

Encres lave vies 09

      Des céladons liquides incurvent l’infini / La goethite en profite pour nimber les abscisses  / S’infléchissent les ordres des iris vacants /  Ouverts vers l’intime / Retournés du dedans / Quand l’orbe des désirs mue / Et tisse ses vertiges / Les sigles des espèces s’épuisent à distraire la norme et le vivant / La souplesse s’anime sur les angles saillants / Le couteau minéral affiche ses vertèbres / Les pigments en latence respirent au hasard des chromatismes rares / Quand le soleil se maille / Des raies de traverse / Des tours de magie s’imbibent de liqueurs optiques / Les oiseaux psychotropes nichent sur les têtes.

 

Hurray for the riff raff : un groupe cajun, la musique au pays de Dave Rabicheaux est vivante (et lui plus tellement : lire le dernier J L Burke)

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 00:01

La vue dévie

Encres lave vies 08

La vue dévie

Sous les baisers des Èves nues / La dent des pays sages s’adresse aux légendes / Léger le flux floue le fleuve aux flores effrayées / Des arcs anges des uns ventent et inventent aux autres des épopées / L’affront se teint des ors dits nerfs / Orpailleurs des jours sans faim Orphelins des aubes claires / Ornières des sens communs / Les mors des chevaux morts / Les tords des cheveux érogènes / Les sorts des nues /  Décors en corps / Les fermes couvent des nœuds anciens / Veille et réveil s’accouplent / Nid où s’accumulent les os des âges d’or / Les oiseaux s’oriflamment / Les tentures du temps orientent le néant / Bornes aveugles insatiables et béantes / Unités de mesure aux lettrages illisibles / Lavis des vues / 

 

je ne pouvais pas ne pas évoquer un des grands du jazz dit libre et il le fut

 


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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 00:01

À aides

Encres lave vies 07

Aux creux des ocres / Les mots concoctent / Les pleins persistent dignes / Leurs maux innés vite arbres / De gène et à logis incérés sans arts mais pragmatisme / S’y fixent les relents des soupirs battus / En crèche / Depuis le temps des mythes / S’y immiscent des vers intemporels / Un temps pour elle / Venus des crues bibliques / Quand les rêves s'écrivaient à hautes voix / Quand les oiseaux traduisaient plein cieux / La pierre cimentée se souvient / Le cimetière cimes hantées vient / Les soirs de spleen susurrer de sourdes mélopées / Légendes pleines de veines aux traines / Instables / Sans hymnes ni dogmes repus / Armés plaintes et sentiments nus  / Chevauchées désordonnées des héros / Fronts têtus / Affutés sur le grès des temps / Érodés sur les lèvres des ans / Leurs baisers cherchent les sylves /

 

et pour accompagner :

Pura Fé


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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 00:01

Fête hier

encres lave vies 06

 

Les

Creux

Ocres

Entre piles croquent

Sur les ponts invisibles / Un peuple a gîte

Des silences lourds béton armé des rancœurs

Qui s’évitent  / Mimes vides démunis et menteurs

Seuls les nuages s’engagent à relier

Défilés délétères aux critères évanescents

Tantôt vagues tantôt filets

Les accros battent  un rat pelle

Les fosses nazes râles exsudés en des corps

Au front hier un connu des espèces

Vol âge ré forme notes bleues

Si bémol pour mélodie mélancolique

A l’unisson des mots éculés

Mets nés

C’est sert à tendre des ponts

À pondre des temps et des contres 

 

un petit tour du côté du punk version : riot girl

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 00:01

Matte hier

encres lave vies 05

En

Lés

Les brous

S’ébrouent

Et nouent les nues sans retenues

Mis au clou le bleu en creux se voue aux calandres

Blues brouillés des crépuscules où se jouent les airs

Lourds des jours englués / retours bourrés souvenirs

Plein pots pourris si ça sourit c’est moues d’envoutés

Sur portraits d’amours embourbés mousses tourbes

Entassées l’eau sourd au-dessous des croûtes

Ça tousse herbe à Nico encroutée dans poumons

La rousse aux yeux vairons parfume ses flous

De remous filous où les doutes s’adoubent en soute

 

 

un document pour retrouver Mississippi John Hurt

Lonesome Valley

 

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