5 février 2015
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Banc d’âges
L’oiseau du blues erre sur la lande des mères
Les sillages des spectres en revers des ans
L’ante des orages repousse sur les corps
Les cortèges se vêtent aux grés des hivers
Sur les crimes d’hier le jour prend son talent
Baptisant sur les airs les larmes des remords
Les notes bleues grainent et germent sur les plaies
Les portées barbelées ne peuvent retenir
Les voix cicatrices ne tarissent jamais
Les fers sur les tendons ne cessent de frémir
Les nerfs tendus à vif sur le sillet des maux
Enchantent de fièvre en corps les slides des mots
je vous propose ce Cry Baby de Janis Joplin.
après Alvin Lee on reste dans l'énergie.
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chansons
3 février 2015
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Ans, cris et…
L’ante des orages repousse sur les corps
Desquamant des épis aux allures de sorts
Jetés par des amours perdus au cœur des brumes
Sur les étraves que des éphémères plument
Le morfil des songes étrangle les accords
Des mélodies cachées qui sondent les décors
Un ordre de dément explique dans le sang
La perverse utilité des soldats en rangs
Les gages des idiots décalqués sur l’erreur
Les géants des légendes perfusés de terreur
Exécutent les oiseaux vendus aux revers
Des voiles de la nuit pourvoyeurs de chimères
Alvin Lee & Ten years after : l'énergie des années septante
j'ai beaucoup hésité, bon j'y reviendrai
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chansons
1 février 2015
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Étais âges
Les sillages des spectres en revers des ans
Nourrissent des naufrages sans jambes ni âges
La marâtre s’énerve sur le sort des gents
Et crache son humeur moderne dans le potage
Les chaînes des délits se recousent des ailes
Et suivent la route Jim Crow et son modèle
Les frets sur les croûtes se rongent les molaires
La vieille sur son divan ne fait que distraire
La charge des oxydes ronge les écrits
Le canal de sang frais n’éponge que les crues
Quand l’ogresse ivre laisse choir sur le tapis
Des os et des amen exigés par l’indu
Le temps de finir la bouteille : Alain Leprest
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chansons
30 janvier 2015
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Marche os as arts
L’oiseau du blues erre sur la lande des mères
Quand dans la nuit crèvent les œufs au bord des pierres
L’avantage se perd à creuser les chimères
Venues du fond des nœuds et des ventres austères
La loi des contre chants se confesse en mirage
Plaquant sur la page les notes du chantage
Les coups des couteaux sculptent les nerfs des ombrages
Héritages gantés de faux dermes sans âges
Sans fond les tanières se crispent sur les os
Des fœtus oubliés sur les rives sauvages
Où dorment les filles mères et leurs fardeaux
Sans espoir de retour la colère seul partage
et une chanson de Bob nostalgique et lucide.
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chansons
28 janvier 2015
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Enchainons les pignons (*)
Enchainons les pignons dit l’urbaniste à l' adjoint au maire
Enchainons les couplets dit le songwritter au bassiste
Enchainons les thèmes et les sujets dit le journaliste à l’éditorialiste
Enchainons les prisonniers dit le guerrier au geôlier chef
Enchainons les pignons de crainte qu’ils ne s’écartent dit le charpentier au maçon
Enchainons les souhaits aux nécessités dit le démagogue
Enchainons les phrases sans se soucier du sens (de lecture) dit le pédago
Enchainons les répliques dit le cabot à la cabotine
Enchainons les fondus dit le monteur au producteur
Enchainons les verres jusque plus soif
Enchainons les vers jusque gerbe soit
Enchainons les enchainons jusque déchainer les ires
Respects
Table
(*) On fait dans le sémantique : « enchainer » dans tous les sens, de haut en bas et de gauche à droite (c’est la posture de nos jours) auquel cas on passe du blues à la discussion, de la maçonnerie à la suggestion de personnes et/ou de biens, de la succession à l’esclavage, de l’entrainement au théâtre, au cinéma, d’une proposition à une autre dans la foulée… on en chaine coa coaaaa quoi tout le problème est là ! chaos ou K O au cas où le cas soit O K ou out
lino : pj txt : tg tirage pjtg
Paul Personne :"J'me taille" à déguster. Du blues/rock french au costume bien taillé.
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pignons
26 janvier 2015
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Frisons les pignons (*)
Le
Pignon
D’une maison
C’est simple à dessiner.
Un carré et dessus un triangle,
Isocèle c’est plus parlant, plus iconique.
Deux maisons côte à côte et voilà des voisins, dans une rue de n’importe quelle ville.
Entre les deux maisons des signes de connivences : un escalier, une palissade, Identiques, peut-être l’ont-ils acquis en commun, ou fabriqué ?
On dit ce sont Anna et Hannah qui habitent là
Elles vivent seules, leurs maris, compagnons sont morts depuis pas mal de temps, peut-être elles ont aidés : arsenic, alcools frelatés, abus de bons repas, le tout ensemble
(Aide volontaire ou non).
Elles s’entendent très bien, même depuis que la surdité les travaille.
(*)Du verbe friser : faire une frise en accolant d’une manière ou d’une autre des figures identiques afin d’obtenir une chaine (ou frise comme cheval de frise).
pourquoi ce disque : parce que la pochette a été dessinée par Ernest Pignon Ernest
et on ne se lasse pas de Colette
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pignons
24 janvier 2015
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« A » lignons la punk station
Il pâlit le soleil de janvier virgule ne sait il que les jours rallongent point d’interrogation Les oiseaux de mon quartier ne le savent pas virgule sous les réverbères ils continuent de chanter virgule vaille que vaille virgule ni plus ni moins virgule enfin c’est ce que je crois virgule du verbe croire point à la ligne Et là je suis bien obligé d’y aller
à la ligne sinon on ne comprend plus rien à rien deux points ouvrez les guillemets ça ne change pas grand chose direz tiret vous point d'exclamation fermez les guillemets
À la ligne J’y retourne virgule et là c’est quasi zig zag puisque deux fois à la ligne paf paf point d’exclamation rond point sur la moto entrée virgule sortie deux points tac tac virgule ouf trois points d’exclamation le temps de se remettre de l’émotion point ouvrez la parenthèse il n’y avait personne fermer la parenthèse mais là il faut mettre les points sur les « I » car pour comprendre avec la signalisation au sol et en code avec ou sans ponctuation on se demande où on va point d’interrogation et vous avez raison point d’exclamation je me suis perdu en cours de route et je retourne au pignon jaune pâle qui me sert de repaire slash repère point d’interrogation
avec un petit punk pour clore cette parenthèse musicale : sex pistols
ça fait du bien point d'interrogation
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pignons
22 janvier 2015
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« A » signons des traits verts
Absinthe et abstinence s’abstiennent de versifier.
Astreinte et étreinte font une course brève sur les rives de l’alphabet.
Les évidences se condensent sur la mine des écrits vains.
L ‘ « A » sent si on veut l’aspirer Et Jean dirait et gens dirait…
Le cap de la mine se plombe quand la fleur s’épuise dans le verre des matins gris
Le trait vert des vers se verse au bar des arts verres en vains et verres vidés verres à style et verres sans cause vers de travers et vers tiges et vers versés envers et contre
Le trait vert des vers se teinte des crus versés et des naïfs vendangés
Le vert des vers s’évertue à éventer les avis trop évidents
Change couleur contre verre de rouge ou de blanc
Suite au proche un nu mais rose.
À la santé
Des
« A »
mis
et
des
« A »
mies
d’ « A »
bord
d’âges et de toutes couleurs
et pour nous faire plaisir quelques vers servis par Barbara
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pignons
20 janvier 2015
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« A » signe on
Et se répand en codes somme air.
La vigie lance des erreurs se plait à jouer au maitre des colles.
Subventionnée la plaque commémorative s’embue de goudrons détaxés.
La syntaxe des mots trop verts se rouille avec l’acidité des sucs gastriques quand la lie mite est désossée.
Rangs versés sur le livre des encres corrosives les hampes s’effilochent et ploient sous l’haleine chargée du poète de service commis par hasard à la revente des médicaments remboursés par la clique des marchands de porcelaine déclassées. Et toc !
Les signes à terre ne renseignent que des verres éclusés sur le zinc coincé entre Prévert et Dimey.
On passe au rouge
La prose se pose la poésie s’écrit.
La peau est tic sur l’os des proses
La cause on en cause en prose en en vrac.
La close rit des lilas et s’oublie sur réalisme express et verres de vins.
La sirène des chansons pop serine à la une ses strophes trop polies.
« A » sait tisser.
Lino : PJ txt : TG
François Béranger qui chante Max Ernst c'est pas mal : et le titre me convient tout à fête
chanson dédiée
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pignons
18 janvier 2015
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« A » lie gnons
Avec des cordages ouvragés sur le fil des ans la corne hier aiguë s’arrondit avec les pas et les passages et les repassages qui dépassent l’us sage car dans le dit se déplient les errances vaccinées par les déviances utilitaires vendues sur la plage les défunts et les feintes.
Des anomalies s’allient pour dévisager les plis des ordinaires effaces âges des façades échaudées par les tractations amphigouriques.
La danse des saisons s’entend sur les tympans des couleurs qui sans médire affrètent des nefs aux visages altiers.
Le corps est graphe et ne mime de ses contours ralentis par la course du soleil que la part visible.
La mise ne se fait que par as art et les peintres ont revendu leur palette pour acquérir des sandwichs upérisés US.
Seule une sirène égarée sur le port perdure sur les larmes salées des amants séparés.
lino : PJ txt : TG
un coup de nostalgie : Serge et Jacques
chanson dédiée
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