des mains dans les z'eux
Au seuil des cathédrales
Les écueils où se meuvent les ombres
Les lacs où se noient les pénombres
En cortèges et fragiles dédales
des mains dans les z'eux
Au seuil des cathédrales
Les écueils où se meuvent les ombres
Les lacs où se noient les pénombres
En cortèges et fragiles dédales
dans le silence des z'yeux
La grille du temps obstinée nécessaire
Point d’interrogation le navire se perd
Errances manipulées hors horaire
En dedans des espaces contraires
Le voile des zieux
Entre la pupille et l’iris
Dans l’air citoyen
Les paysages estampes des dieux
Les flammes des grilles
Et les coutres anciens
Astres morts et/ou étoiles qui brillent
L’architecture des regards
L’arc texture les vigies sans radars
L’âme se floue entre crime et courage
L’étrave poudre la violence des cages
coda
gardens blues
Berceuse et rock and roll
L’harmonica narre les nuits et les baisers
Et dessine un jardin
Où les oiseaux attendent
L’intro n’est que reprise
D’une rengaine écorchée
Accrochée aux doigts des saisons et des soifs
Ad libitum
En clef de fa
Oser entrer dans le motif qui roule
Walking bass une trompette bouchée
Les pas s’enroulent au sang des mandragores
La vague sans conscience emprunte le tempo
Les riffs se corollent et colorent la scène
Des amants séparés / deux sentiers s’évaporent
La violence rentrée au long les soirs sans fin
en clef de sol
La danseuse aux yeux de charmes
Accroche à l’aube ses doigts étoilés
Le vide qu’elle a laissé peuple la portée
Chants d’oiseaux dans un ciel vacant
La voix tente de croiser les reflets
ligne de basse
Douze mesures venues d’outre océan
Bercent l’amer et le cruel instant
Vendanges de couleurs gonflées d’alcool volatiles
Qui langent le chant et donnent la note bleue
contre chant
Elle est partie un coin de nuit se creuse
Elle s’en est allée le swing courbe les heures
Chercher à retracer l’esquisse des baisers
Marcher jusque très tard et boire à sa santé
Marcher jusque la rue où le bar m’attend
La guitare en mesure pour rire et pleurer
reprise / so what
Le croche pied des ombres raconte des douleurs
Que la tonique étonnée teinte d’ironie
Les ailes configurent des épopées splendides
La feuille se nue des eaux cachées à contre fleursstaccato
Calcaire subjugué de la hardiesse des tiges
Armures dessinées au sommet des césures
L’arête dissimule le velours des contours
Sous les ciels encadrés la promesse des essences
Renoue l’enfance à l’errance sans prudence