de nuits en nuits
chaque carrefour
Des lèvres roug’s presque trop belles
Des doigts magie la voix du diable
Fruits murs et corps flétris
Regards troublés et fards hardis
Ad libitum
de nuits en nuits
chaque carrefour
Des lèvres roug’s presque trop belles
Des doigts magie la voix du diable
Fruits murs et corps flétris
Regards troublés et fards hardis
Ad libitum
pousser plus loin
s'tapper le dur
Est-ce la route des chariots
La voie royale les cors de Jéricho
Point d’interrogations disséminés
La douce lueur d’une aube rêvée
une station
quelque par au fond d'un bar
Dire la couleur l’odeur des fleurs
De ce pays où dansent des anges
Là-bas plus loin dans les vallées
Entre les étoiles et les bandes blanches
reprenons la route entre les pignons
main stret ou ailleurs
retour sur blues
C’était un soir de février
Trottoirs gelés sous les lumières
Les pas solistes dans la nuit claire
Une chanson un riff en l’air
Les doigts d’la nuit sur un accord
Qui chant’t l’amour et puis la mort
zéro seize
Les os des carcasses s'aèrent dans les fractures Pyônes
Puisant au fond des orbites les liquides Cônes
Qui se teintent de pensées cariatides Aphones
La voltige se fige en vertiges ingénus Trônes
En mesures aventureuses qui domptent Zones
Les statuts sur des airs populaires Synchrones
Le quart se tient en vrac sur la demie compact Icônes
Décalage et retraits sur la portée des vents Atones
Cloches pieds à l'envers des rituels civiles Tonnes
Donner sans recevoir les zappings cocasses Colonnes
Boîtes aux lettre des zoziaux et des anges déchus Maçonnes
cinéma suite
![]() | "Cadavres exquis" voici l'affiche il n'y en a qu'une pour un court métrage dans un abri-bus Villaret
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| et un vrai clap pour de vrais pro pour un vrai film
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zéro quinze
Les vêtures artifices freinent Constance
Aux collages des genres Prudence
Se frottent aux réglures charpentées Cadence
Portées et lyrics parures et carcasses Aisance
Chance
Matures de l’effervescence urbaine Eminence
Mâchures de l’espèce marchande Silence
Conquis et concrétions des orgueils Ordonnance
Prudences et inconscience des volontés Puissance
Stances
Un livre s’ouvre aux commissures du siècle Portances
Le lettrage ploie sous la rime de sable Résidence
zéro quatorze
La cité se dévoile dans les pliures Rêves
Des paupières policées Trêves
La science et les arts maquillent Glaives
L’immobilité des chaleurs animales Fèves
L’organe se niche sous le costume bancal Sèves
Tics et tocs flics et flaques Havres
Les réverbères se la jouent spots Etraves
Pour théâtres permanents Entraves
Viscères maçonnées sur la carrure Braves
Avec le concret en guise de rideau de scène Suaves
zéro treize
La tranquille faiblesse la fragile tendresse Déploiement
Tendent leurs moignons pentus Empilement
Palettes perforées des regards curieux Dégagement
Ancres des navires échoués Alignement
Témoins et tuteurs des négoces voraces Etagement
Pliures stratifiées accents vénérables Etonnement
Vernis usagés ou polis énervés Vaillament
Tensions fossilisées sur électricité standard Subtilement
Savamment
Complicités muettes des contraires paisibles Lentement
zéro douze
La fiable volonté le faible contrefaire Veines
Ponctuation aléatoire et contraction austère Peines
Ascensions des humeurs où suinte la misère Traines
Gaines des polyèdres corrigés des pulpes Scènes
Palpations du ciel et caresses de rêveur Rengaines
Mouchoirs et stores tirés sur les squelettes Etrennes
Des faits divers d’hier et des crimes divers Gènes
Eaux fortes acryliques aquarelles pigments crus Sirènes
Ripolins vestiges d’alcools périmés Persiennes
Enseignes lessivées ou dansent des flirts effrontés Anciennes
Fil du temps émoussé aux sillages estompés Halènes
Pige aux platanes immigrés pages cornées Hautaines