sous les assises
Main tordue sur morceau de square
Escarres des bitumes crevés
Boues des voussures anciennes
Etoiles inhumées dans un bestiaire futile
Les racines s’enlisent dans l’encre des morphèmes
sous les assises
Main tordue sur morceau de square
Escarres des bitumes crevés
Boues des voussures anciennes
Etoiles inhumées dans un bestiaire futile
Les racines s’enlisent dans l’encre des morphèmes
textures
Verts d’étés drus rudes et tendus
Arbres tordus déviés en virtuose
Portées livrées aux oiseaux
Lettrines effrontées sur écran
Intégral et gratuit
substrat
Les dieux se meurent sous l’urbaine texture
Le riff agressif tisse sa romance violence
Et de chair sans pitié ni prudence
Le sol des villes puise dans le roc et la vase
La triste partition des errances indues
vers d'hiver
Sous le ciel de novembre
Une fleur s'entête
Les Piafs piaillent
La rose inerme s'étiole sous la gaine
Le tichodrome pend au ciment écaillé
Les stratus strient le ciel de leurs stances tristes
Les sternes seules sondent la voix des étoiles
squares et compagnies
Jardins divers et de nos nuits
Clos entre murs et grilles
Cachent un morceau d’Eden
Des tempêtes des aubes des nuits
Au carrefour le corbeau perché
Berce de son tempo
Le passant aux doigts sensibles
La croix du blues swingue dans la nuit
Quatre temps lâchés depuis la mer
De l'Eden au Danube
Fleurs attrapées dans terreaux embrenés
Le fleuve a avalé la chimique pitance
Eden empoisonné des humeurs teigneuses
Et les cris des oiseaux griffent le silence
Dans les squames horribles l’aqueuse purulence
Draine son terrible jus jusqu’aux veines vaillantes
voie lactée et endomorphines
La cadence des ramures
Cage à ciel ouvert
L’azur criblé en guise de portée
Blues des espèces disparues
Phylactères fragiles
Et
nous
serons
oiseaux
Eden
Entre tropique et flore épique
Jus de faunes et graines de sexes
L’alambique se coud des nuits
Sème les corolles et s’affole
Sèves drues les mers et les miels
Lifting
Les gris creusent la peine des plaines
Les calvaires croisent les corbeaux de passages
Culminant sur le creux des espaces mordus
La ruine emmitouflée dans sa gangue grenue
Soulève les escarres des bitumes crevés
verte la cité point d'interrogation
Concrétions
Contenues
Entre azur gris et crasses
Saisons égarées
Sur bitume sombre
La bise berce les biseaux retaillés
Sur les chaumes essartés
Croissent des gréements
Roides et raides
Les oiseaux frêles
Voiliers y frôlent
Les tessitures graves
Des bétons étraves