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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 00:01

Art Gué

encres sans fond 020

Dessaisonnés les sonnets sèment des rocailles

En salades dans les rades les ateliers

La Géhenne sans cesse travaille sur les rails

Vers les lignes des horizons fers aliénés

 

Aux mailles des neurones ou des feux ronronnent

Les braises que rien n’apaise gonflent fantômes

Et icônes flammes en berne sur le dôme

Des mémoires en brouillards que le temps façonne

 

Aux oiseaux des nuits mal fagotées qui incisent

Des esquisses reprises aux arrêtes vives

Les plans sous la lame des encres agonisent

Spectres ordinaires des mirages en dérive

 

 

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 00:01

Hier

encres sans fond 018

 

Y errent les douces plumes des nuées

Les serres des chimères ont cerné

Les espaces sans angoisses ni voix

Les ténèbres sont venues faire loi

 

Les nus se sont mus en chaires brûlées

Les os vont se désunir écrasés  

Ailleurs dans l’horreur et l’impensable

Le dire l’écrire en faire du sable

 

Tenter de garder un sourire sans

Regrets et donner aux images sang

Et pensées une image en un hommage

Qui survive au désastre et au naufrage  

 

 

 

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 00:01

Rive âge

 

encres sans fond 019

 

Entre deux se meuvent des paysages

Qui s’en vont moulus avec les voyages

La vapeur des étés se mêle aux givres

Des calendriers que les saints enivrent

 

Les rives des sillons s’érodent  aux

Hasards que les années défont sursauts

Et méandres étiages et déluges

Les bois flottés  ne trouvent de refuge

 

Que sur les marges évadées des pages

Qu’on s’invente le soir quand meurt le jour

Quand des mirages rescapés des âges

Font dériver des images d’amour

 

 

 

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 00:00

paysage dédié trou à...

encres-sans-fond-016.jpg

Laisser le comparatif aux poètes dactylographes / « Comme et tel » balancés aux esthétiques surannées / La loupe stratifiée au musée des ébénistes / L’image pédagogique aux pilleurs de naufrages / Le mot en nerfs se meut dans les ondes des organes / Le nerf en mots exprime / L’électricité continue maintient sa constante tension / Le crabe mortifère délite ses mues semant dans les épaves ses jus et ses carcasses / Nul héritage il lègue sa cargaison toxique et prolifère / Comptable exaspéré il pâture toutes colonnes / Du passif à l’actif il ajoute sans rien ôter /  Le cahier omnivore déborde ses marges / Le jusant des souvenirs se regonfle sans cesse / Les exuvies s’enveniment d’existences  actives / La loupe gangrène le tronc et déborde sur les franges / Dévorant la futaie les registres et les sylphes / Les nymphes les nixes / Ophélie n’en finit pas de dériver /

encres-sans-fond-017n.jpg

 

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 00:00

Paysages dédiés deux

encres-sans-fond-015.jpg

Les dés buttent sur les décombres des jeux

La fumée des clopes archivées dans les attentes

Érode les chiffres écrasés sous les inutiles dieux

La lame d’un tarot inique coupe la suite latente

Le catalogue des images et des doux mots

Consume les index des lustres énucléés

Aux relents équivoques que charrient des eaux

Révoquées par l’impossible résurgence

Répondent des chœurs et des lais convulsés

Les graphes des ans animent la virulence

D’un fleuve aux rives imprécises aliéné

En son sein de vibrances absconses

Qui s’en vont retrouver le bateau de Rimbaud

Et ses noyés et leurs danses qui dénoncent

La froide beauté d’un printemps météo

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 00:00

paysage dédié

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Le paysage a chaviré dans le fleuve des souvenirs

L’ogre dévore ses repentirs peintre aux yeux crevés

Il classe sur les barrettes la danse des doigts gelés

Les oiseaux des aplats tressent sans frémir

Des mélodies aux harmonies obscènes et patentes

Le battement traine à contre ton sa misérable détente

L’innommable sans laisser le trait se tarir creuse

Le sommeil aux yeux d’opium et dépose son limon

Un soliste venu des catacombes expose un vieux thème

Où s’agitent des mensonges qui essaiment

L’arche brisée perpétue l’écho des pas d’hier

Percussions aux lames plurielles qui errent

Du zénith au nadir du sud au nord

Jusque les nerfs à vif qui crispent tous décors

encres-sans-fond-014n.jpg

 

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 00:00

Énième

encres-sans-fond-00bis1.jpg

Une main tendue un regard

Miment au travers du brouillard

Des S O S coincés des étoiles crispées

Des gestes vénéneux des bavures tronquées

Les dais des balancelles basculent sans pudeur

Et figent dans la nausée des visages de tueurs

Des silhouettes corrodées aux allures de radasses

La nuit gangrène le jour et piège dans sa nasse

Des noyés des épaves des vapeurs tiédasses

Barbare agnostique / Athée à l’ombre d’une croix

Le cadastre des souvenirs agglomère les voix

Des salves de cris vengeurs

Des rires tapageurs

Caféine et nicotine en mélasse

S’invectivent en carcasse

Une chaloupe aux mornes rameurs

Bat sa coulpe sans aucune rigueur

 

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 00:00

Art dur

steamer -0001

Cloués nus sourds dépôts de coups leurres

Regards et égards  mêlés tanguent dans le vif

Les cieux voilés ne délivrent que calculs trompeurs

Qui sidèrent et torpillent des mirages naïfs

 

La vielle des horloges bourdonne sa fureur

Et livre sa gangue de masques aux rictus tueurs

La quille sous la surface ondule sans ardeurs

Et crève les limons soulevant les humeurs

 

Chaudière en surchauffe et carène poreuse

Le capitaine courtise des fantômes maussades

L’équipage a déserté le passager malade

Dilue dans le roulis ses grimaces parades

 

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 00:00

Stultifera navis

steamer 0003

La nef a perdu le nord

Engoncée dans la chape de brouille art

Arthur et ses sémaphores

Louis et les musiques de Léo

Ne sont que de tristes crobars

Frêles étais et pauvres canots

L’absence plus qu’immense

N’ensemence qu’une errance

Les mots des pauvres gravés dans les sillons

Bercent et ravivent les blessures

Anciennes qui épousent  les textures

Des maux et des pertes mises au pilon

L’esquif baptisé de toutes les couleurs

S’en vient s’échouer sur le sable passif

Des deltas insatiables mornes avaleurs

De toutes les carcasses aux destins naïfs

Qui n’eurent pour avenir que les leurres

Des nuits étoilées de blues et de rock & roll

De soleils inventés à coup de paraboles

steamer 0003n

 

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 00:00

et vint la nuit

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Gospel aux ailes broyées

Qui lance aux échos ses appels

Dans la nuit des mots noyés

Eviscérés dans le missel

Nègre blanc sans foi ni loi

Migrant sans retour ni droits

Chien de meute isolé dans les bois

Riff désossé retourné dans les doigts

Les mains électricité saignent

Des canons sans répons ni clef

Un naufragé sur un vers enseigne

La brasse à des pendus gelés

Au casino un estropié joue sa guibolle

La mère retient son placenta

Le père dessoule dans la rigole

Et l’ADN s’amuse à avaler des doses

D’opium pour peindre la mort en rose

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