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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 00:01

La couleur à l'encan

blues-dead-01-copie.jpg

 

Est-ce la nuit néon qui porte

La déraison des amours mortes

Ou la douleur des plaies ouvertes

Qui joue ses gammes trop expertes

 

Hier en corps vibre si  fort

Que l’horizon se fait portrait

Des harmoniques miel et or

Glacent le lit qui te portait

 

Printemps de fiel et de tumeurs

Chanson vivace toute en erreurs

La nuit entrouvre un grand linceul

Et broie l’amour de sa grand’ gueule

 

une vidéo d'une jeune femme qui m'enchante

Le Blues est toujours vivant

Gaelle Buswell c'est Bird Land qui m'a soufflé...

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 00:01

aux couleurs du dedans

dead-blues-01neg-copie.jpg

 

Un Monument sans noms gravés

Une pierre arable et un chant

Perdu une vitre givrée

Dans une rue au ciel vibrant

 

L’absence règne sans préférence

Signant le deuil et la naissance

Pleurant l’espoir et les souffrances

Des mélodies et des errances

 

Tu pars là-bas si bel amour

Vers le pays des sans retours

Tu laisses seuls des pauvres hères

Aux mains de sable et de misères

 

Yazoo City 1908 / Chicago 1962

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 00:01

Hier

encres sans fond 018

 

Y errent les douces plumes des nuées

Les serres des chimères ont cerné

Les espaces sans angoisses ni voix

Les ténèbres sont venues faire loi

 

Les nus se sont mus en chaires brûlées

Les os vont se désunir écrasés  

Ailleurs dans l’horreur et l’impensable

Le dire l’écrire en faire du sable

 

Tenter de garder un sourire sans

Regrets et donner aux images sang

Et pensées une image en un hommage

Qui survive au désastre et au naufrage  

 

 

 

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 00:01

Rive âge

 

encres sans fond 019

 

Entre deux se meuvent des paysages

Qui s’en vont moulus avec les voyages

La vapeur des étés se mêle aux givres

Des calendriers que les saints enivrent

 

Les rives des sillons s’érodent  aux

Hasards que les années défont sursauts

Et méandres étiages et déluges

Les bois flottés  ne trouvent de refuge

 

Que sur les marges évadées des pages

Qu’on s’invente le soir quand meurt le jour

Quand des mirages rescapés des âges

Font dériver des images d’amour

 

 

 

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 00:00

Racines dorées

tout blues 02

 

Et sur les rives du grand fleuve

Le soleil joue à dessiner

Des images sans cesse veuves

Et des dangers aux noms cachés

 

Sur l’eau à la mémoire folle

Un vieux miroir au tain voilé

Convoque et pétrit des idoles

De sang de rêves et de doigtés

 

Le soir appelle la nuit forte

Des bastringues des grandes scènes

Où les lignes entre l’ébène 

Le lait cru et les langues mortes

 

Mêlent les peaux  et les amours

Les mots les maux et le grand jour

 

 

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 00:00

Voyage immobile

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La main dans la main avec la mort / Humour et désespoir / Sur la ligne de partage / Sur la voie de garage / Sur la voie / Avec la voix des blessures / Avec la loi des censures / Avec la voix / Contre les catastrophes / Contre la loi du plus fort / Son House Robert Johnson Charley Patton Blind Lemond Jefferson Big Bill Bronzy Mississippi John Hurt Blind Willie Mc Tell Leadbelly Jimmy Reed Mance Lipscomb Icxe Igrec Zed… / Et tous les inconnus / Et tout ceux qui se sont tus dont il ne reste qu’une chanson / Un refrain une rime au bout d’un couplet / Un riff une cadence une manière de tenir le manche / De souffler de taper de danser de rire de pleurer / d’Être /

 

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 00:00

Voyage

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Trimard et Conquête pacifique / Du lopin de terre à la terre entière / Un bout de fil de fer branché / Une harpe à bouche / P Q sur peigne / Guitare boîte à cigares / Bassine renversée / Col de bouteille manche de couteau / Des navires négriers aux usines de Detroit / Et d’ailleurs / Charroyé écrasé nié / Réduit / A la misère / À la fuite / À se taire / Sans lettres ni école / Chanter / Être en poésie / L’énergie d’aller / Tambours et flûtes interdits / Ségrégué lynché relégué / Le chant et la musique enlacés / Impossible à dénouer / Soif d’amour de dignité de liberté / Jamais rassasiée /

Mance Lipscomb

 

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 00:00

La basse qui marche

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Manière de marcher toujours sur un pied / Entre croche patte et réception ratée / Quasi la gueule par terre / Quasi la gueule en l’air / Rail rigoureux / Escalier et pas liés / Rambarde œcuménique / Filtre volontaire / Invitation tous azimuts et poignée de main sélective / Chemin de randonnée et sente parcimonieuse / Croisière tout amour / Voyage en solitaire / Cérémonie de deuil / Bastringue et partie fine / Porter sans écraser  / Tempo solide et Air du temps / Envol et pas de charge / Pied à terre et starting-block / Parterre et jardin illimité / Courbes généreuses et rectitude obligée / Tout en un et un pour tous / Tour à tour et tous ensemble / Cœur et ventre / Tête et jambes / Lymphe et nerfs.

 

 

 

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 00:00

Ni fleurs ni gerbes...

3 encres sur lièges 01

 

Le presse papier ne sait pas lire – il cloue sur texte lectures et gestes – les pas perdus rongent les rues et les refuges – hissant des nuées au rang de chef-d’œuvre – des sauterelles râpent les toits – silence compris – des papyrus délavés encodent des strophes à la va vite – les sédiments cimentent les veines – les corps se muent en vains supplices – les plis des morts font fausses pistes – les cris des ports posent des croix sur des naufrages mésestimés – un alphabet venu de temps anthropophages – pousse les pierres vers des rivages incomplets – la sécheresse des feux tus forge des chaines invisibles – les ombres figent des décors – dont ni toi ni moi ne savent la loi.

 

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 00:00

Ôh mes tonneaux...encres-sur-lieges 0007

 

À rebrousse toits à rebrousse voies – les voiles se croisent sans se voir – dans les remords des causes accortes un fugueur fauve choit sur les pas sages – des architectes aux noms gommés peignent les reliefs – des  fêtes éviscérées à force de redites et de copies – sur l’écran terne des voix gelées le script sèche des larmes armées -  la chanson triste des amants enduit les rides de lents vernis – un dramaturge analphabète trime à re-farder des momies mauves aux yeux de verre – les héros piègent des répliques cent fois passées sur le faux marbre – un has-been issu de livres usés tente de ravir le premier rôle à des cabots démaquillés – dans les loges désertées le maquillage s’effrite et s’agglomère aux poisons des rêves repus de fausses gloires – le brigadier cogne / annonce d’une reprise sans toit ni toi ni moi ni lois -

 

 

 

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