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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 00:01

Ballade sur le trait

 

Intermède Pul’s art MMXVI / Camille Guinet (1ère partie)

La plume  note

Annote et trace et retrace

Sentes et chemins

Damiers et marelles

Architectures esquissées

L’épiderme des papiers se décline

En tirets traits détours virgules 

Tache points touches libelles

Presque morphèmes et

Ponctuations itératives

Révéler et décliner la surface

Jusque au cœur du perméable

Rêves esquissés songes inscrits

Sur la face du réel du concret

Dans la vibration le subtil

Le tact et l’élégance du dévoilé

Par le dialogue entre lui et nous par aile

Des papiers authentiques venus

Des continents lointains presque inconnus

Textures niellées réinscrites

Passages en succès des successions

Par courir sans hâte arpenter

Avec traits incisions décisions

Parcours de l’évidence inaugurée

Elégance édictée traitée

Concrétions du présent

Cadeaux et impressions

Dans l’acte du dire

…/…

Intermède Pul’s art MMXVI / Camille Guinet (1ère partie)

tableaux : Camille Guinet / txt et choix musical : tg

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 00:01

Chêne tauzin / Quercus pyrenaica

 

Pause seize / chênes et chênes

Revenons à nos chênes disait le glandeur

Non celui qui ne sait comment enjamber l’heure

Mais celui ou celle qui les doigts dans le froid

Va sous les hauts houppiers ramasser ce qui choit

 

Sera ce le geai un écureuil un marcheur

Soucieux de l’avenir de son garde-manger

Un fouisseur goulu au groin en soc de charrue

Une promeneuse guidée par les odeurs

 

Des sous bois étonnants aux charmes étalés

Ou un botaniste qui s’inquiète des nues

Inconstantes qui exténuent les futaies vertes

 

Venu des marches de Gascogne est ce alerte

Fantaisie de jardinier qui égraine certes

Les genres et les espèces pour découverte

Pause seize / chênes et chênes

images / txt / choix musical : tg

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 00:01

Chêne chevelu / Quercus cerris

 

Pause quinze / sous nos chênes

Revenons à nos chênes écrire la fable

Qui invite en toute simplicité le sable

Des mots l’humus des images sève des phrases

Sous les houppiers de papier l’encre sans emphase

 

Sur la marge le long des pétioles les nerfs

Des acteurs s’enchantent les rimes et les vers

Pointent sans machines ni techniques retorses

Ça souligne sans règles ni emploi des forces

 

L’ombre vient en été la brise joue des limbes

La bise agite en hiver masque marcescent

Que les mésanges les geais les sansonnets nimbent

 

Des éclats brefs de leurs plumages frémissants

Quand le gel sonne dans le creux des maux solides

Et que le verbe réchauffe dires hybrides

Pause quinze / sous nos chênes

images, txt, choix musical : tg

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 00:01

paliurus spina-christi(épine du christ)

 

Pause treize /deux fois deux par deux plus deux plus une

La bible en latin version jardinier cartel

Accroché sous le tronc fin  élancé penché

Vers l’eau est ce indiquer la verve rebelle

Un oiseau un peu fatigué a t il aidé

 

Derrière le grillage il faut scruter pour lire

Venu d’Abyssinie ou de Judée il conte

À l’oreille inclinée la couronne de honte

Qui sur le Golgotha signa il faut le dire

 

Puis érithacus rubecula vola jusque

Le front pour ôter les  épines enfoncées

Une goutte de sang coula dessus sa gorge

 

Et teintèrent de rouge le gris de ses frusques

Modeste arbuste au bord de la mare planté

Tu narres des légendes à se raconter

Pause treize /deux fois deux par deux plus deux plus une

images et txt et choix musical : tg

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 00:01

Sur les épaules du blanc au noir

(deuxième partie)

.../...

 

Intermède Pul’s art MMXVI / Pierre Bayle (2èm e)

Un verre s’invite à flouer le présent

Dans la molle émergence

Des flux instruits au hasard

Des heures chroniquent des pages de truisme

Où des spectres préparés organisent la bande son

Dans l’ordonnance des matières calculées

L’étrange se frange et complète le menu

Distribuées en coulisse les lueurs se filtrent

 

Une gamme impavide s’efforce

A instruire des pays transcrits

La transition se frotte aux pigments

Assiégés par des ondes affolées

Les musiciens s’invitent à la table inerte

Des orgues esseulées s’insurgent

La paix se dévoile en lisière décalquée

La claque s’immunise au contact des corps

Quand le riff investi l’espace des héros

Des artistes éclaboussés sous les lauriers sinuent

Entre palmes et portraits licences et refus

Les peuples des herbages renoncent au progrès

Se souvenant des légendes et des vertes amours

Aphrodite invite les jeunes effrontées

A danser sur les plages des palettes osées

 

La police défile devant la croix stérilisée

Les drapés que le temps sacrifie agacent

Des idoles au front large  qui roulent dans le puits

Une canne s’accroche aux ombres de la rue

Quand des nageurs se rangent

Devant des chronomètres infirmes

Les masques n’invoquent que leur pâleur

Enonçant sur les devantures

Des discours reniés apostasies

Sous la familière structure des visages pressés

 

Le noir des nerfs refuse les cloisons

Les ressemblances aux frontières des verbes

Renforcent les contrôles

L’indicible énumère les sujets évadés

De leur propre limites

Il impose aux regards des lectures écorcées

Émergent des latences des êtres et des actes

Révélés dans leurs physionomies expertes

Intermède Pul’s art MMXVI / Pierre Bayle (2èm e)

images : Pierre Bayle / txt et choix musical : tg

http://pab4.free.fr

 

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 00:01

Sur les épaules du noir & blanc

(première partie)

 

Intermède Pul’s art MMXVI / Pierre Bayle

La main de l’Alchimie s’invente des marées

La barque de l’Hankou appelle des prières 

Les chants des habitants s’évadent

Quand le cerne des écorces étrangle l’aubier

La cyanose revêt des costumes tranchés

L’alignement inique des essences cultivées

Salue la dérive des courants émerveillés

Le siège incertain ajourne

La morsure nécessaire des morts

Ophélie poursuit son voyage solitaire

Sisyphe s’accroche aux futaies exhumées

Le sommeil des pauvres hères

Erre sur le présent qu’enkystent les mirages

La face des idées se perd dans les rides des masques

Une vanité persévère à saluer les vagues littéraires

Les visages des paysages s’ingénient à faire signe 

Sur l’estran des destinées des châteaux cristallisent

Le navire s’invite à tatouer les calendes

Lesté des morales iniques

Contrefaites par immersion spontanée

Le pétrole achève la lecture des idées fixes

La où serpentent des erreurs d’interprétation

Les cavaliers s’empêtrent à délier les icones

La mémoire des arbres persiste et signe

Sur les marches de l’océan des toiles

Évacuent les sigles esthétisés

La symétrie n’inverse que le sens des déambulations

L’acier fige les regards et les signes

Les matières urbaines s’infligent des questions

Que des foules entières ne peuvent démêler

Le spectacle quotidien devient irrésistible

Mais ne mesure que la texture des architectures armées

Quand les âmes déphasées s’inscrivent sur le net

Les figures normées défient leur propre image

Dans la lice construite par des anges déchus  

Bien avant que la silice ne s’enlise dans le vide

… /

Intermède Pul’s art MMXVI / Pierre Bayle

images : Pierre Bayle / txt et choix musical : tg

http://pab4.free.fr : site de Pierre Bayle

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 00:01

Sonnet sans s’ailes

 

Pause douze / trois fois quatre

Un sourire s’annonce mi figue mi rais

Z’ont qu’à re garder de plus près le cartel ai

Z’é ment  visible sur la tige déjà an

Sienne mais toujours t’es vers dit on en verlan

 

À quelques pas de là le visiteur peut voir

Sans faire de zèle un geste d’histoire d’art

Un clin des yeux sans pétard ni lézard  qui ose

Un deux acteurs se firent inventeur de rose

 

Pas celui d’Amboise mais le pépiniériste

Qui donna son nom à ce rosier remontant

Et cet autre qui en réponse lui dédia

 

Mona Lisa pour les intimes sur la piste

Des rosiéristes qui s’amusèrent talent

Des jardiniers à rappeler les anciens grands 

Pause douze / trois fois quatre

txt images choix musical : tg

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 00:01

Colonne à la une

 

Pause onze / deux fois deux par deux plus deux plus une

Semis désespéré bouturage éperdu

Tuteur exaspéré des tentatives veines

Sur appelles esquivés entre peurs et peines

La pelle du jardinier joue à fond perdu 

 

La le signe s’expose en délibéré net

Et presse les I majuscules du dehors

Ni âne ni coq en vadrouille un cabot dort

Sur la vaste verdeur des heures qui se vêtent

 

En contrefaçon des calendriers salés

Par des météo outrages aux bonnes mœurs

Lors des promenades au bord des vers dit libres

 

Les oiseaux indiquent du bout du bec les fibres

Solubles dans le gris des nuages les fleurs

Des ratures se tressent en nues décalées

 

 

Pause onze / deux fois deux par deux plus deux plus une

l'étiquette (cartel) est éloquente

clichés / txt / choix de blues : tg

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 00:01

Et roses ailes…

 

Pause dix / deux fois deux par deux plus deux

La chanson décline les espèces rangées

Queue leu leu inventaire fatras âne être ange

Dit vague le corbeau par cœur parcours des franges

Quand le défilé des pros fête à leurs quarts d’heures

 

Les grandes et les petites les odes les

Epopées les Alex en drains les quatrains les

Vétérans les précoces et les attardés

Ailes et œufs belles et citoyens aimés

 

Haïs désintéressés refus calculés

La  verse écrit sur tout supports fins ou fêlés

À qui se fier déclament les errants assis

 

Thé de selle en avance sur le ramassis

De main travaux récupérés sur le chant sons

Du soir ou de l’arrose hoirs perdus sans raton

Pause dix / deux fois deux par deux plus deux

Images txt et choix musical : tg

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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 00:01

Estampes deux

 

Intermède Pul’s art MMXVI / Isabelle Béraut (suite)

…/…

Riantes énumérations végétales

Animales excrétions escales patentes

Exubérances botaniques agacées

Gestuelles en gestation génomes expulsés

Sur encres tamisée exonérées

La tempête s’invite

Par la main d’une enfant

L’alignement s’urbanise à la une des journaux

La ligne se décrypte sous la platine

Les rotatives déclinent des marges perspicaces

L’ombre des passants se mesure en ciceros

Les antres étagés se grisent de matières

Aux lisières de l’air l’agitation défile

Et se fige sur graphes en gros caractères

Les articles s’affairent à afficher le délire

Des entassements aux verticales ornées

La lecture se fait en contre chant des façades

Allumant sur les vitres des figures fragiles

Le cycle déplie sa  solitude éthique

À la une des pignons sur les passages

Protégés L’encre échange

Des nombres aux frontières perméables

Les ombres se bousculent sans hâte

Acteurs et décors inaugurent des scènes innervées

Intermède Pul’s art MMXVI / Isabelle Béraut (suite)

images : Isabelle Béraut / txt et choix musical : tg

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