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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 01:00

Etude opus vingt quatre dit rue des aveugles

encres vergé-23

 

... / Fade façade en rade / Bloc refermé sur ses sangles / Ni cathédrale ni usine / Écran de ciment réduit à sa seule existence / Voilure tendue contre l’hiver / Arrêtes étranglées / Misaine d’un navire cerné /  C’est un soir de février / La lune voilée glacée / Assise au coin du bar un Jack Daniel / Bien tassé entre ses doigts serrés / Le piano l’accueille havre et sémaphore / La lune pointe stoïque et lui dessine / Des ailes / Sa voix monte / Avale la nuit entière / Les oiseaux de la nuit assurent les chœurs  /...

 

 

 

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 01:00

Etude opus vingt trois dit rue d’Al titube

encres vergé-24

... / Un scribe de brouillard / Agence les effets du hasard / Bien au-dessus des poternes / À faire la nique aux lanternes / Dans le sillage des sternes / Un air de java rigole pianissimo sur les toits / Arrimé aux effluves de charbon / Il attend un accord d’accordéon / Le Bar sans nom est aveuglé / L’anis et le p’tit blanc ne rincent que des gosiers inhumés / Le père Albert a cédé / Son zinc refourgué / Au prix des métaux au kilo / Le p’tit noir recuit boulevard des ossements / Les oiseaux de l’ivresse déambulent à la messe /...

 

 

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 01:00

Etude opus vingt deux dit rue de la manu  

encres vergé-22

 

La cheminée occulte l’œil blond d’une turne

L’écran s’allume dans la nuit sans lune

Ciné minuscule

 

Au coin d’la rue des usines

Une grande fille turbine

Venue de loin elle tapine

Ce que disent les copines

 

Son nom c’est Capucine

Sous sa jupe  de suédine

Elle cache la coquine

De belles cuisses mutines

 

Les ateliers ont fermé

Plus de fumée ni de bruits

Reste collée sur la rui

Ne une culotte irisée

 

Au coin d’la rue des usines

Un piaf aux plumes d’in

Achevé tous les soirs

Piaille son désespoir

 

Les oiseaux se cachent dans des airs de musiques

 

le grand Bob et non moins grand Johnny
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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 01:00

Etude opus vingt un dite rue d’Al titube

encres vergé-21

 

... Dans l’encoignure des rêves des arrivages forcent / Le plomb des encres sculpte des strophes apatrides / Arrachées aux silences / Les voiles se déchirent / Anaphores déguisées où les feuilletons défilent en costumes de deuil / La mer amère resserre ses repères / La mère austère se scotche les yeux / Des bibles de néon se crachent dans les vitrines / Les voleurs d’images en sont pour leurs frais / Des moisissures espiègles redessinent l’effroi / Les oiseaux du négoce s’envolent les serres refermées sur le numéraire /...

 

elles sont aussi ... qu'elles chantent ...

 

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 01:00

Etude opus vingt dite au carré

encres vergé-20

 

Défilent sur l’écran des mémoires / Des nappes de souvenances / Perforées de misères / Chambres d’échos / Qui résonnent en corps / Le niveau écrête et mime des anaphrases / Sur son cul angulaire les bâtisses spéculent / Tentes enfermées dans leur devenir / La séance se fige en de vains arrangements / Les hachures courtisent les sillages des jets effrontés /  Eaux fortes inachevées / Acides psychotropes / Les morsures des gouges s’enfoncent dans l’informulé / Manière noire et matière grise / Les oiseaux des arts migrent vers les marges.

 

 

 

 

 


 


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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 01:00

 

Étude opus dix neuf dite rue des belles filles

 

encres vergé-19

 

A la nuit venue / Des rengaines se trainent :

 

Dedans dedans le corsag’ de Julie

De belles pomm’s d’apis  / De belles pomm’s d’apis

Se tiennent bien tapies

 

Dessous dessous les jupons de Julie

Y’a un vrai paradis / Y’a un vrai paradis

Au vulgaire interdit

 

Mais oui mais oui  / Tout le monde le dit

Mais non mais non / Personn’ ne dit le nom

De la rue aux frissons

 

Les oiseaux de la nuit se soulent de nostalgie

 

 

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 01:00

Étude opus dix huit dite « aux oiseaux de Léo »

encres vergé-17

Dès l’aube les vents s’y croisent / Venus d’ailleurs et d’hier / Fantômes fuyant depuis des lustres / Vêtus de hardes et de tentures / Modelés sur des harpes creusées dans les gneiss / Cordes déchirées rafistolées de verres et de cristaux / Les doigts des âmes si glissent et jouent / Une femme à la voix étrillée distille des airs peuplés de fugues et de ballades / Berce les ombres et  les brumes / Les cernes des orages / Les je t’aime et les couteaux / Les oiseaux de la nuit déplient leurs ailes d’ange /...

 

vingt ans déjà

 

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 01:00

Étude opus dix sept dite en coin mineur

encres vergé-16

 

 

Sang vin eaux des styles / Dans les veines des nuées / Irradiées des bleuités rimbaldiennes / Sous les ombres hostiles persistent / Des angulosités involontaires / Des escaliers inversés / Des soupirs et des blancs littéraires / Rares et teigneux / Des fantômes de papiers / Fanés mais si vivaces / Retors et indulgents / La civière brochée délivre des corps aux visages radieux / Des amours imputrescibles / Irriguées de toutes les censures / Indomptés / Les oiseaux  des demi-brumes chantent debout / ...

 

 

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 01:00

Étude opus seize dite « L » Vire

encres vergé-18

Traits ors dits nerfs / Bordel sur le qui vive / La falaise  troque sa moulure foncière contre les forces des horizons / Les lignes des portées explosent en ut topies en fa tras / Gammes éclatées rebelles et convulsées / Le chef s’enferme dans sa cloche fêlées / Les bois s’enflent / Les cuivres atomisent les cordes / Tous solistes / Tous pupitres échevelés / Tous s’improvisent décors et bouches et acteurs et spectateurs et démiurges / La nuit des passions enflamme les passions de la nuit / Les oiseaux des tempêtes envahissent le ciel /..

 

 

 

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 01:00

Etude opus quinze dite en X mineur

encres vergé-15

Les enseignes effacées dealent

Des comptines assourdies

 

C’est la mère Flubère

Qui concasse les noix

Dans la raie de son cul (bis)

C’est la mère Flubère

Qui concasse les noix

Si bien que ses amants

Arrivent par devant

 

Et les petits enfants

S’en viennent doucement

Avec de pleins paniers

De coques à briser

 

Les oiseaux de la nuit s’inventent des ogresses

 

 

Gaston Couté on ne peut l'oublier
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