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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 00:00

Énième

encres-sans-fond-00bis1.jpg

Une main tendue un regard

Miment au travers du brouillard

Des S O S coincés des étoiles crispées

Des gestes vénéneux des bavures tronquées

Les dais des balancelles basculent sans pudeur

Et figent dans la nausée des visages de tueurs

Des silhouettes corrodées aux allures de radasses

La nuit gangrène le jour et piège dans sa nasse

Des noyés des épaves des vapeurs tiédasses

Barbare agnostique / Athée à l’ombre d’une croix

Le cadastre des souvenirs agglomère les voix

Des salves de cris vengeurs

Des rires tapageurs

Caféine et nicotine en mélasse

S’invectivent en carcasse

Une chaloupe aux mornes rameurs

Bat sa coulpe sans aucune rigueur

 

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 00:00

                         Sylviculture                          

 

lino la suze 2014 05

 

 

S’étaie ainsi

fa dièze & mi mineur / l’été de Vivaldi

Relative c’est jazz

Accords ouverts du blues

L’armure des arbres est impénétrable

Aux initiés de lire la clef

Titi nous le tend en lino majeur de rouge drapé

Donner aux regardeurs de transposer l’écorce

Où C. et T. ont fléché leur cœur

Car ce fut cœur unique en battement

La douceur des étés sur le fût se lit

La douleur de l’hiver erre en corps

C. avait dit

« je partirais quand les lilas fleuriront »

Sol à mi-manche laisse les riffs aller

En grave ou aigu demi stère

Aux oiseaux du printemps il laisse sa grappe

Aux oiseaux de l’hiver ses serres

Aux chanteurs sa fibre en résonnance

 

 

 

 

 

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 00:00

Et envers se ment

accolade-deux-2.jpg

Tendu entre des horizons indé

Pendants

La guitare des sérénades dés

Axées

Déploie depuis hier les cordes du sou

Venir

Le Phénix en encre sève

Vertu

À accorder lignes et coups

Leurres

Mais ce n’est ni à Londres nid

Dans l’an

Tic

C’est kraft gravé

C’est borne et lin

Seul

 

Si vous avez bien regardé ce n'est pas la même image que celle du 21 de ce mois.

Pascal a réalisé sa gravure de son côté, et moi du mien, ce n'est qu'au tirage que nous nous sommes aperçus que ça collait. prodigieux ?

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 00:00

Art dur

steamer -0001

Cloués nus sourds dépôts de coups leurres

Regards et égards  mêlés tanguent dans le vif

Les cieux voilés ne délivrent que calculs trompeurs

Qui sidèrent et torpillent des mirages naïfs

 

La vielle des horloges bourdonne sa fureur

Et livre sa gangue de masques aux rictus tueurs

La quille sous la surface ondule sans ardeurs

Et crève les limons soulevant les humeurs

 

Chaudière en surchauffe et carène poreuse

Le capitaine courtise des fantômes maussades

L’équipage a déserté le passager malade

Dilue dans le roulis ses grimaces parades

 

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 00:00

Stultifera navis

steamer 0003

La nef a perdu le nord

Engoncée dans la chape de brouille art

Arthur et ses sémaphores

Louis et les musiques de Léo

Ne sont que de tristes crobars

Frêles étais et pauvres canots

L’absence plus qu’immense

N’ensemence qu’une errance

Les mots des pauvres gravés dans les sillons

Bercent et ravivent les blessures

Anciennes qui épousent  les textures

Des maux et des pertes mises au pilon

L’esquif baptisé de toutes les couleurs

S’en vient s’échouer sur le sable passif

Des deltas insatiables mornes avaleurs

De toutes les carcasses aux destins naïfs

Qui n’eurent pour avenir que les leurres

Des nuits étoilées de blues et de rock & roll

De soleils inventés à coup de paraboles

steamer 0003n

 

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 00:00

Oisson & poiseau

lino la suze 2014-4

 

Articulés avec les « S »

Loin de toute bouche

Rie sur pot

Tance d’art oui ne

Est-ce que

Un qui pète

À la recherche

De LUCA

 

 

 

emprunté à Yves cette lino tirée lors du salon de La Suze


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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 00:00

kit sans foi

lino-la-suze--001-2014.jpg

Loi qui tue vœux

À ces oiseaux à la mue altière qui sans con

Passion

Referment leurs serres dans les chairs et les lacs

Serrent

Ce glas gueule de sa dégaine de rouge sangle

Ans

Y fixe les pigments et répand et répond

En repeint

Une musique falsifiée arrangements à rebrousse

Temps

La bande son s’imprime et jette son jus de frime

En prime

Qu’il est beau l’oiseau des arts piège qu’il est os

S’taire

Toxique ce rouge gouleyant se tarit sacrilège

Létale Confusion  

Sur kraft éphémère fait effet fort

Ceps


 

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 00:00

et vint la nuit

encres-sans-fond-0012.jpg

Gospel aux ailes broyées

Qui lance aux échos ses appels

Dans la nuit des mots noyés

Eviscérés dans le missel

Nègre blanc sans foi ni loi

Migrant sans retour ni droits

Chien de meute isolé dans les bois

Riff désossé retourné dans les doigts

Les mains électricité saignent

Des canons sans répons ni clef

Un naufragé sur un vers enseigne

La brasse à des pendus gelés

Au casino un estropié joue sa guibolle

La mère retient son placenta

Le père dessoule dans la rigole

Et l’ADN s’amuse à avaler des doses

D’opium pour peindre la mort en rose

encres-sans-fond-0012n.jpg

 

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 00:00

La mémoire des os

steamer-002.jpg

 

Dans les eaux noires de ses mirages

L’oiseau sans fin ronge la cage

Dans la balance des iniques

Il floue au loin toute esthétique

La danse feint et use des tics

Des jours fanés des nuits obliques

Un blues tenace joue sans mesure

Enfermé dans tous les murmures

Le jusant des portées laisse sa traine

Et le piano de Monk et le saxe de Trane

La dérive s’infuse de ces ombres tristes

Et les mots agonisent où tout persiste

A dire et peupler les silences et tout le reste

Le printemps s’envenime au moindre geste

Les ondes crèvent au bout des doigts

Dans le ressac de l’ordinaire le poids

Des murs mime des scènes désertées

Où les acteurs se cachent exfiltrés

 

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 00:00

Nixe

 


lino-la-suze-01-2014.jpg

 

Ni nixe ni nymphe

Hermès a brisé sa lyre

L’aigle de Prométhée s’active

Sans qu’Héraclès ne puisse rien

La guitare lance le pont

Sachant que la reprise

Restera perdue dans la gueule béante

De chronos

Nona Decima Morta tissent

Et crient merdre à l’Ubu de service

Qui ne peut que se gratter l’« A » nu

La boîte de clean ex sous la main


L’amour s’est scindé en perdant une voyelle

Jean-René l’a chantée

La suprême infirmière

Dont l’ombre sans façon

Couvre la terre entière

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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