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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 01:00

Nixe

 


lino-la-suze-01-2014.jpg

 

Ni nixe ni nymphe

Hermès a brisé sa lyre

L’aigle de Prométhée s’active

Sans qu’Héraclès ne puisse rien

La guitare lance le pont

Sachant que la reprise

Restera perdue dans la gueule béante

De chronos

Nona Decima Morta tissent

Et crient merdre à l’Ubu de service

Qui ne peut que se gratter l’« A » nu

La boîte de clean ex sous la main


L’amour s’est scindé en perdant une voyelle

Jean-René l’a chantée

La suprême infirmière

Dont l’ombre sans façon

Couvre la terre entière

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 01:00

sans titre

enjcres sans fond 0000 n

 Sans idéaux sans rien qui arrime

La trêve s’étire et raccourcit les heures

Un sommeil d’opium peuplé de tous les crimes

Ramène sur la grève gravide les épaves  

Des jours et des nuits dénaturés

Cette plume qui s’enlise dans la frime

D’un hiver insondable qui décave

Les cellules sans colère ni sens ni rimes

 

À mes oiseaux qui ne volent qu’entre les lignes

D’un ouvrage illisible barbelé de douleurs

À mes oiseaux qui remixent les signes

Sans jamais se saisir de la moindre couleur

 

Sur la berne du temps quelques os se détachent

Annonçant une phrase qui laisse dans le vide

Un accent une plaie un œil cicatrisé aride

Refermé sur lui même et sur des remords lâches

 

À mes oiseaux du silence qui épousent la nuit

Infertiles ils se soulent sans bruits

À Villon ils répondent en un canon débile

Toutes les dernières fois qui s’empilent

Monument inédit qui ne verra jamais le jour

Mots nus menteurs inutiles et sans recours

enjcres sans fond 0000

 

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 01:00

Morsure

encres sans fond 0011n

Morsure

Une symphonie sans cordes ni cuivres

Un battement s’éteint dans les cervelles arables

Des silences chargés de mots inconnus de tous livres

Des sons insanes aux échos imperméables

Des plaines sans ailes un rire figé dans une grimace

Glaçante un blues éperdu mangé de ses réflexes tenaces

Venus de si loin que même les acides innés

Savent et balustrent les cieux de rêves saignés

 

Les berges se referment sur un lit desséché

Les limons de l’extrême épousent les ténèbres

L’arche se brise éloignant les rives à jamais

Les arbres muets  n’égrainent que des regrets

encres sans fond 0011

 

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 01:00

Lis nos graves hures

lino-la-suze-02-2014.jpg

En miroir

Sur les dés combles des histoires

Majuscule et minuscule imbriquées

Un pays sage n’engage que les âges

Tant va que tout meurt c’est dit mente

Ries que n’y est

L’oiseau qui n’a de fait nixe

Que le plume âge

Avec son retour et ses cas tas

Strophes enchante les ciels

Pour un mot m’en vous les

Pas

Spectres acteurs

 

Tirage rouge géranium de chez le char bonne aile

Aquawash : pub gratos à moins qu’il (le char) ne nous envoie un stock de cette encre type eau graphique

Je ne dis qui a réalisé cette plaque de "pjtg"

A vous la balle

 

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 01:00

Au carrefour des contre sens

encres sans fond 0010

À voir la gueule de la p’tit fille

Assise en vrac au coin des trilles 

C’est ma gamine ma bien aimée

Qui tord le pif du bien rôdé

Dessus la tombe à peine ondée

Elle tait sa peine les yeux fermés

Ell’ mord la nuit à pleines dents

Gerbe sa flore au tout venant

La gueuse verse au charlatan

Des intérêts de métastases

Verbe pétri de souffles nases

Elle verdit les antiphrases

De fleurs pourries qui sent’nt la vase

 

À voir la gueule de la sorcière

Qui sur le square montre son cul

La poule d’or aux yeux de pierre

Refoule son rire aux invendus

 

Les dents serrées les yeux perdus

Le monde perd sa connivence

L’ordre des démences reflue

Vers des orients sans sang ni sens

 

Blind Willie Johnson Brenham Texas 1897 / Beaumont Texas 1945

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 01:00

en « B » mineur (rien à voir avec Jean-Sébastien)

encres sans fond 0008

Blues bourré mal barré débarbouilleur de bière baroudeur inversé briseur de barre baratineur patenté baragouineur postillonnant ébarbeur d’heurts barbillon embourbé dans la brume bistre briseur brisé embrasure barbelée bousculade barbare bonimenteur à pas d’heure enjôleur enjoué maraudeur inlassable épistolier sans lettres écornifleur coincé bateleur carnivore décharné baraque badigeonnée de bitumes bourbeux barattes à barbiturique bitures à hauts risques espiègle épinglé sur désespoir biologique muscles maquillés majuscules de misère almanach endimancheur de planches emmancheur de dimanches esbroufeur de mistoufles alimenteur de menteries braqueur masqué maquilleur amoureux maquereau moqueur maquignon sans meute baroudeur de bastringue magouilleur de mornifle bataclan bancale bazardé sur la bande besace flasque ballades de baisers en bourses sur des balades bordéliques sans bornes ni buts.........................

encres sans fond 0008n

 

 

Chattanooga 1895 Clarsdale 1937 la Piaf du blues.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 19:24

fin

Cathy est partie

cet après midi

la cérémonie d'adieu

aura lieu

mardi 8 avril à 13 h 45

au crématorium du Mans

 

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 01:00

pour marquer le pas sage objets-0036.jpg

L’admirable ami râle

L’amiral Pascal reprend du service

Sans vice mais avec persévérance : père sévère en ce

Jour de réalisation / réanimation / réaffirmation / réaction / réabonnement  réapparition  / réarmement / réassortiment / réapprovisionnement / réaménagement / réadmission / réadaptation / réajustement / réaction /

« Réa » rien à voir avec la monnaie espagnole ni les galères / encore que ?

La flottille augmentée d’une dernière couvée prend ses aises sur le carton blanc forcément brillant

Et l’âme y râle in petto vitupérant la dis

Position (noter l’enjambement : analogie avec la posture du preneur d’images)

Le corps du faux tôt graphe enjambe les décors

A seule fin de saisir la flottille dans sa focale

« Réa » facteur de (réa ne pas convoquer le contexte hospitalier mais ça s’impose comme dit le père sceptre heurts)

"Réa" facteur de deux points

Lisation : une dernière nichée d’objets

Nimation : des lino re- tirées pour une énième existence

Firmation : puisque

Action : évidemment

Bonnement : j’espère

Parition : ça coule d’encre

Armement : puisque flotte

Sortiment : nouvel étalage

Provisionnement : à seule fin de

Ménagement : avec art et prudence

Dmission : chut c’est secret

Daptation : on ne sait jamais ce que l’avenir sera

Justement : comme disait le révolutionnaire

Action : ça ne s’est pas fait tout seul.

Robert Nighthawk Helena Arkansas 1909 / Helena Arkansas 1967

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 01:00

en crève majeur

encres sans fond 0009n

Elle vient s’asseoir au coin du bar

L’invitation vient du baptême

Que fit son père un matin blême

Peut plus s’asseoir il est si tard

La ruse extrême du poème

Rive la croix sur la déveine

Croyant ou pas le verbe peine

A refleurir le sens des haines

Qui vient chanter sur la cadence

Le souffle court qui mène la dance

Les dents serrés sur la carène

Du bateau triste qui mord les veines

Le vent du nord dénoue les fils

Secoue les angles des faux profils

La faim referme son envergure

Sur les carences qui suppurent

Le slide hargneux de la douleur

Se fout des modes et des je t’aime

Il coud sur derme le cri horreur

Qui vient s’asseoir sur le barème

Aucun visage ni même une ombre

Un mot un râle une colombe

Un vase canope aux pâles ombres

Un vieux refrain c’est une tombe

encres sans fond 0009

 

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 01:00

À l'ouest rien de nouveau

encres sans fond 0007n

Les glaires de la nuit gomment du paysage le damier des escales / Le mètre met ta mer / Et l’heure nous enferre / Morve / Os / Merde et stigmates / Shaker sans fond / Aucun alcool n’enivre / Ni givre ni prise / L’eau rare des sources taries anamorphose les boues / Le nerf du rock roule sa morsure vertige / Le nord suinte avec son vent putride / Le point sans ligne ne libère aucun vers / Poings écrasés entre impuissance et colère / La glose se virgule en alinéas verbeux / Les oiseaux du blues renflouent les navires négriers / Les cernes lignés écrasent les ramures / Houppiers et racines conjuguent des reliefs / Où les fleurs ne s’ouvrent qu’en épines sur des ronces grossières / La colle des pus paresse sous le derme emmuré / Tout ploie / Tout plie / Tout s’évanouit / Tout pourrit / Un cri s’étrangle et ravage la nuit /

encres sans fond 0007

 

blues de Blind Lemon Jefferson

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