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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 01:01

atout couleurs

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L’allée loue la voie des œuvres au verbe en vrac

Sur l’ornière des carrières les mots ressac

Se serrent la paire et fusent sciences exacts

L’espoir cache sous les pliures ses arnaques

 

En marge des amours acculés sur le tard

À retrouver l’allant des printemps de hasard

Se mirent les oiseaux dans des flaques d’or pâle

Et crissent les rideaux sur les scènes bancales

 

Irisées en direct par effets de mémoire

Les ombres de la rue se meublent dès le soir

Des fantômes des démences aux plaies voraces

Des échos des errances aux larsens tenaces

 

 

 

Et une petite de H F T

Soleil cherche futur

 

lino : pj / tirage : pjtg / encrage : pj / txt : tg

 

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 01:01

Banc d’âges

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L’oiseau du blues erre sur la lande des mères

Les sillages des spectres en revers des ans

L’ante des orages repousse sur les corps

Les cortèges se vêtent aux grés des hivers

 

Sur les crimes d’hier le jour prend son talent

Baptisant sur les airs les larmes des remords

Les notes bleues grainent et germent sur les plaies

Les portées barbelées ne peuvent retenir

 

Les voix cicatrices ne tarissent jamais

Les fers sur les tendons ne cessent de frémir

Les nerfs tendus à vif sur le sillet des maux

Enchantent de fièvre en corps les slides des mots

 

 

 

 

 

je vous propose ce Cry Baby de Janis Joplin.

après Alvin Lee on reste dans l'énergie.

 

 

 

 

txt et image : tg

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 01:01

Ans, cris et…

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L’ante des orages repousse sur les corps

Desquamant des épis aux allures de sorts

Jetés par des amours  perdus au cœur des brumes

Sur les étraves que des éphémères plument

 

Le morfil des songes étrangle les accords

Des mélodies cachées qui sondent les décors

Un ordre de dément explique dans le sang

La perverse utilité des soldats en rangs

 

Les gages des idiots décalqués sur l’erreur

Les géants des légendes perfusés de terreur

Exécutent les oiseaux vendus aux revers 

Des voiles de la nuit pourvoyeurs de chimères

 

Alvin Lee & Ten years after : l'énergie des années septante

j'ai beaucoup hésité, bon j'y reviendrai

image et txt : tg

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 01:01

Étais âges

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Les sillages des spectres en revers des ans

Nourrissent des naufrages sans jambes ni âges

La marâtre s’énerve sur le sort des gents

Et crache son humeur moderne dans le potage

 

Les chaînes des délits se recousent des ailes

Et suivent la route Jim Crow et son modèle

Les frets sur les croûtes se rongent les molaires

La vieille sur son divan ne fait que distraire

 

La charge des oxydes ronge les écrits

Le canal de sang frais n’éponge que les crues

Quand l’ogresse ivre laisse choir sur le tapis

Des os et des amen exigés par l’indu

 

Le temps de finir la bouteille : Alain Leprest

 

image et txt : tg

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 01:01

Marche os as arts

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L’oiseau du blues erre sur la lande des mères

Quand dans la nuit crèvent les œufs au bord des pierres

L’avantage se perd à creuser les chimères

Venues du fond des nœuds et des ventres austères

 

La loi des contre chants se confesse en mirage

Plaquant sur la page les notes du chantage

Les coups des couteaux sculptent les nerfs des ombrages

Héritages gantés de faux dermes sans âges

 

Sans fond les tanières se crispent sur les os

Des fœtus oubliés sur les rives sauvages

Où dorment les filles mères et leurs fardeaux

Sans espoir de retour la colère seul partage

 

et une chanson de Bob nostalgique et lucide.

 

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 01:01

Enchainons les pignons (*)

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Enchainons les pignons dit l’urbaniste à l' adjoint au maire

Enchainons les couplets dit le songwritter au bassiste

Enchainons les thèmes et les sujets dit le journaliste à l’éditorialiste

Enchainons les prisonniers dit le guerrier au geôlier chef

Enchainons les pignons de crainte qu’ils ne s’écartent dit le charpentier au maçon

Enchainons les souhaits aux nécessités dit le démagogue

Enchainons les phrases sans se soucier du sens (de lecture) dit le pédago

Enchainons les répliques dit le cabot à la cabotine 

Enchainons les fondus dit le monteur au producteur

Enchainons les verres jusque plus soif

Enchainons les vers jusque gerbe soit

Enchainons les enchainons jusque déchainer les ires

Respects

Table

 

 

(*) On fait dans le sémantique : « enchainer » dans tous les sens, de haut en bas et de gauche à droite (c’est la posture de nos jours) auquel cas on passe du blues à la discussion, de la maçonnerie à la suggestion de personnes et/ou de biens, de la succession à l’esclavage, de l’entrainement au théâtre, au cinéma, d’une proposition à une autre dans la foulée… on en chaine coa coaaaa quoi tout le problème est là ! chaos ou K O au cas où le cas soit O K ou out

lino : pj txt : tg tirage pjtg

 

Paul Personne :"J'me taille" à déguster. Du blues/rock french au costume bien taillé.

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 01:01

Frisons les pignons (*)

pi-gnons-09.jpg

 

Le

Pignon

D’une maison

C’est simple à dessiner.

Un carré et dessus un triangle,

Isocèle c’est plus parlant, plus iconique.

Deux maisons côte à côte et voilà des voisins, dans une rue de n’importe quelle ville.

Entre les deux maisons des signes de connivences : un escalier, une palissade, Identiques, peut-être l’ont-ils acquis en commun, ou fabriqué ?

On dit ce sont Anna et Hannah qui habitent là

Elles vivent seules, leurs maris, compagnons sont morts depuis pas mal de temps, peut-être elles ont aidés : arsenic, alcools frelatés, abus de bons repas, le tout ensemble

(Aide volontaire ou non).

Elles s’entendent très bien, même depuis que la surdité les travaille.

 

(*)Du verbe friser : faire une frise en accolant d’une manière ou d’une autre des figures identiques afin d’obtenir une chaine (ou frise comme cheval de frise).

 

 

 

pourquoi ce disque : parce que la pochette a été dessinée par Ernest Pignon Ernest

et on ne se lasse pas de Colette

 

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 01:01

« A » lignons la punk station pi-gnons--06.jpg

Il pâlit le soleil de janvier virgule ne sait il que les jours rallongent point d’interrogation  Les oiseaux de mon quartier ne le savent pas virgule sous les réverbères ils continuent de chanter virgule vaille que vaille virgule ni plus ni moins virgule enfin c’est ce que je crois virgule du verbe croire point à la ligne Et là je suis bien obligé d’y aller

à la ligne sinon on ne comprend plus rien à rien deux points ouvrez les guillemets ça ne change pas grand chose  direz tiret vous point d'exclamation fermez les guillemets

À la ligne J’y retourne virgule et là c’est quasi zig zag puisque deux fois à la ligne paf paf point d’exclamation rond point sur la moto entrée virgule sortie deux points tac tac virgule ouf trois points d’exclamation le temps de se remettre de l’émotion point ouvrez la parenthèse il n’y avait personne fermer la parenthèse mais là il faut mettre les points sur les « I » car pour comprendre avec la signalisation au sol et en code avec ou sans ponctuation on se demande où on va point d’interrogation et vous avez raison point d’exclamation je me suis perdu en cours de route et je retourne au pignon jaune pâle qui me sert de repaire slash repère point d’interrogation


avec un petit punk pour clore cette parenthèse musicale : sex pistols

ça fait du bien point d'interrogation

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 01:01

« A » signons des traits verts

pi-gnons--010.jpg

 

Absinthe et abstinence s’abstiennent de versifier.

Astreinte et étreinte font une course brève sur les rives de l’alphabet.

Les évidences se condensent sur la mine des écrits vains.

L ‘ « A » sent si on veut l’aspirer Et Jean dirait et gens dirait…

Le cap de la mine se plombe quand la fleur s’épuise dans le verre des matins gris

Le trait vert des vers se verse au bar des arts verres en vains et verres vidés verres à style et verres sans cause vers de travers et vers tiges et vers versés envers et contre

Le trait vert des vers se teinte des crus versés et des naïfs vendangés

Le vert des vers s’évertue à éventer les avis trop évidents

Change couleur contre verre de rouge ou de blanc

Suite au proche un nu mais rose.

À la santé

Des

« A »

mis

et

des

« A »

mies

d’ « A »

bord 

d’âges et de toutes couleurs

 

et pour nous faire plaisir quelques vers servis par Barbara


 

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 01:01

« A » signe on

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Et se répand en codes somme air. 

La vigie lance des erreurs se plait à jouer au maitre des colles.

Subventionnée la plaque commémorative s’embue de goudrons détaxés.

La syntaxe des mots trop verts se rouille avec l’acidité des sucs gastriques quand la lie mite est désossée.

Rangs versés sur le livre des encres corrosives les hampes s’effilochent et ploient sous l’haleine chargée du poète de service commis par hasard à la revente des médicaments remboursés  par la clique des marchands de porcelaine déclassées. Et toc !

Les signes à terre ne renseignent que des verres éclusés sur le zinc coincé entre Prévert et Dimey.

On passe au rouge 

La prose se pose la poésie s’écrit.

La peau est tic sur l’os des proses

La cause on en cause en prose en en vrac.

La close rit des lilas et s’oublie sur réalisme express et verres de vins.

La sirène des chansons pop serine à la une ses strophes trop polies.

« A » sait tisser.

  Lino : PJ txt : TG

  François Béranger qui chante Max Ernst c'est pas mal : et le titre me convient tout à fête

chanson dédiée

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