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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 01:00

Témoins

acry pascal

Au rythme des insomnies urbaines / Un réverbère avoue sa peine à un rosier noir desquamé / Épines rentrées parfums speedés / La flaque de suie broche la nuit / Droit sur l’artère l’aiguille insiste / Gamme éreintée à étriller les gemmes des petits jours / Un peintre compte les soies de ses brosses engluées / Le clavier énervé du pianiste s’atèle à remembrer les souvenirs des noctambules / Aux embruns d’haleines chargées des songes sassés / Des hasards accrochent des costumes fragiles /  Le stéthoscope du chaman se noue les branches à décompter des honoraires  labellisés / Cendrillon se tait devant la vitrine d’un grand couturier /  Un privé gris drague une prime sous les pavés de l’Elysée

 

 

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Published by pjtg - dans nuits
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commentaires

Laurent 20/01/2014 21:07

Le thé au riz existe aussi.
(pour le fun)

pjtg 21/01/2014 11:26



tout cela au ritz, sans rime ni rythme,  merci de me tendre la perche, faut pas me titiller pour alourdir les assonances @ +



martine 20/01/2014 12:04

c'est dans ce tableau que certain y voient des visages .Peut-être celui de cendrillon?

pjtg 20/01/2014 13:18



ou toutes ces sorcières, ou visages qui vont et viennent. quelques fois on arrive à en repérer une ou deux, Cendrillon, Blanche-Neige et sa marâtre, Hélène, Hortense, Baba Yaga et j'en dirais et
j'en dirais... @ +



Minik do 20/01/2014 07:48

L'insomniaque cherche son chemin dans le
dédale des ruelles obscure...

pjtg 20/01/2014 13:15



à chacun sa route, nos nuits sont peuplées, un véritable labyrhinte dont on ne trouve pas la sortie. @ +



Tmor 19/01/2014 12:51

Brume et mirage urbain. J'ai pensé à la chanson de la chauve souris de Thomas Fersen (celle qui rencontre un parapluie)µ. Divagation gravée, imprimée, passé qui repassera par là au détour d'une
ruelle...

pjtg 19/01/2014 18:57



les surimpressions gardées dans la rétine, ou quelque part dans la mémoire derrière les yeux et qui recréent des panoramas à la lisière entre vu et connu. des ailes, des écrans, le noir n'est pas
si opaque qu'il ne laisse apparaître les strates. @ +



Topa 19/01/2014 11:19

Le fleuve des mots coule toujours bon train...

pjtg 19/01/2014 11:42



jusqu'à ce qu'il se tarisse, espérant qu'il aura donner assez d'eau pour gonfler les nuages qui arroserons d'autres paysages... @ +