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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 00:01

Rive âge

 

encres sans fond 019

 

Entre deux se meuvent des paysages

Qui s’en vont moulus avec les voyages

La vapeur des étés se mêle aux givres

Des calendriers que les saints enivrent

 

Les rives des sillons s’érodent  aux

Hasards que les années défont sursauts

Et méandres étiages et déluges

Les bois flottés  ne trouvent de refuge

 

Que sur les marges évadées des pages

Qu’on s’invente le soir quand meurt le jour

Quand des mirages rescapés des âges

Font dériver des images d’amour

 

 

 

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commentaires

telos 03/06/2014 20:25

s'inventer de nouveaux paysages.. nostalgie mais beaucoup de douceur dans ce superbe poème.

pjtg 04/06/2014 08:09



les dessins et les mots échappent souvent au contrôle, ce sont plus des expressions de l'air du temps où réalité et désirs se mêlent.



Topa 03/06/2014 07:24

Se trouver une tit' place dans l'entre-deux...

pjtg 03/06/2014 08:38



c'est pas toujours aisé, je pense au poème de Baudelaire "Spleen : quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle..."



Tmor 02/06/2014 12:47

Wahou ! Crépusculaire ! Mes souvenirs de lecture horreur-fantastique font de nouveau surface. Prenant !

pjtg 02/06/2014 17:43



le crépuscule des lieux, ceux des décors qui s'agglomèrent, crépuscule des cieux, ceux qui s'entrelacent entre hier et maintenant.



martine 02/06/2014 09:51

cela me fait penser au corail des fonds marins ....très léger... et à la fois dense

pjtg 02/06/2014 17:40



une sédimentation dont on ne sait ce qui la constitue, épaves, corps morts et bestioles qui s'entremêlent, échouage et bouts de naufrages, vers d'autres paysages ?



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