Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 01:01

Le pouls bout

riff-010.jpg

Cœur desquamé sur solo écorché

Corps effrangé en doigtés écartelés

Franges en marge sur amours désaxés

Pétales écalés sur majuscules maculées

 

Z’ yeux exportés  sur frets érogènes

Octaves augmentées sur nerfs exfoliés

Sillet parfumé sueurs de nuits folles

Inclusions iconoclastes sur essences rares

 

Charges maxi décibels excoriés

Exclusions sans excuses de meurtres

Exercées sur clichés retournés

Exergues garanties total Rock ‘n Blues

 

 

Todd Wolfe (reprise de BB King) : three o'clock

 

lino et txt : tg / mise en scène et tirage et encadrement : pjtg

Partager cet article
Repost0

commentaires

WOLF 28/03/2015 20:12

Il y a de la sagesse dans ce que tu réponds.
Rien ne tranchera ces débats qui me paraissent salutaires pour maintenir l'existant et accueillir à leur juste et modeste place les nouveautés technologiques.
Je pense que nous ennuyons, dans le sens de déranger en instaurant des espaces de débats.

pjtg 28/03/2015 20:25



déranger c'est à dire bousculer les rangs, le pré-pensé, le pré-digérer, il faut ennuyer les pouvoirs constitués, dans les années septante ce furent les journeaux, les fanzines aujourd'hui ce
peut être le net mais aussi les anciens moyens d'expression, la poésie en temps que voix de la liberté individuelle doit trouver sa place sans censure, mais avec débats, échanges, polémiques,
quelque part du côté de l'intelligence et de la beauté, de la langue et des cris. Hors circuits de fric et de rentabilité.



Le WOLF 28/03/2015 10:24

Je ne peux résister au besoin de faire partager les propos de Guy ALLIX, qu partagent mes interrogations:

Petit billet d'humeur !!!
Poésie et Internet (ou facebook, entre autre, est-il en train de mettre à mort la poésie ?)
Je ne suis pas forcément un vieux machin dépassé par les événements, je suis allé assez vite sur les microordinateurs, le traitement de texte, la PAO etc. J’avoue que ces instruments me fascinent.
Je suis allé assez vite aussi sur le net. J’ai touché un peu à tout de ce qui est numérique. J’ai même, en 2008, réalisé un gros site de poésie (guyallixartofficelive) avec près de cent auteurs et
de nombreuses pages et rubriques. Plus de 100 000 visiteurs différents (en quatre ans). Bon il faut savoir qu’une « visite » peut durer quelques secondes… Soyons, essayons d’être, modeste donc,
voire humble selon le vœu de Cadou que je rapporte souvent. Du reste… qu’en reste-t-il justement ??? Un livre demeure. Un site s’efface. J’en sais quelque chose. Et une page web de poésie est vite
emportée par la marée.
Voilà en quelque sorte l’état des lieux pour moi.
J’avoue que je m’éloigne de plus en plus d’Internet quand il s’agit de poésie. Même si je fréquente encore les sites de poésie et aussi des poètes qui sont sur « fesse de bouc » par exemple (avec
plus de 3500 contacts dont quelques vrais amis et quelques vrais poètes). Certes il m’arrive aussi encore de « publier » (guillemets car quelle différence avec la publication papier !!!) des poèmes
ou des infos sur fb et des pages dédiées à la poésie. Certes j’ai aussi une page « auteur », une autre page sur un de mes livres sur fb, une autre page sur mon groupe « poésie et musique ». Certes
j’ai reconstruit aussi mon site après sa disparition en 2012 (officelive ayant arrêté les sites gratuits).
Mais au bout du compte tout en n’ayant pas raté le train du net, je commence à avoir des réactions de… vieux con accroché à ses bons vieux papiers bien chauds d’humanité et je m’arrête en gare,
tout… net..
Tout d’abord on ne m’enlèvera pas de l’idée qu’on lit très différemment sur papier justement et sur écran. Lecture lente d’un côté avec parfois de nombreux retours et annotations, rentrée dans
l’épaisseur des mots (si consubstantielle à la poésie), lecture en diagonales de l‘autre, lecture de surface au rebours du poème. Lecture trop hâtive sur le net qui passe à côté de la « chair des
mots » (Bellinda Cannone) qui s’exprime au mieux justement dans… les poèmes.
Et puis et puis… En dehors bien sûr de sites comme « Recours au poème » qui est une vraie revue, tout le monde « publie » (j’y reviens…) sur le net. On peut s’improviser « poète » sans avoir jamais
rien lu et en ayant simplement fait son caca du matin. Intel a « publié » dans telle page etc. Pour « publier » justement il suffit de copier-coller-cliquer, pas de comité de rédaction, J’en
connais même sur « fesses de bouc » qui « partagent » à outrance sur quelques dizaines de pages amies… Cela assure donc quelques « lecteurs », en diagonales le plus souvent, qui cliquent « j’aime »
plus par « amitié » que par conviction avant de passer à autre chose… Alors on trouve de tout et l’on s’y perd et la poésie n’y retrouve plus ses petits, qui sont tout au contraire exigence et
patience, noyés soudain dans un flot ininterrompu de petits « poèmes » pressés, et pleins de généreuses idées qu’on prend pour de la poésie, petit poèmes trop pressés de se montrer, et qui, ainsi,
n’ont pas été travaillés par la matrice pendant des mois de gestation. Petits avortons mais qui prennent vite tant de place, même avec chacun une petite dizaine de lecteurs pressés qui ont « liké
». Ce au détriment souvent des vrais poèmes (et il y a bien sûr aussi de vrais poètes sur les réseaux et le net).
De même, en dehors des réseaux sociaux, n’importe qui, n’ayant jamais lu même de poésie, peut créer un site où il mettra tous ses « poèmes »… Je viens de rechercher sur google « sites de poésie » :
224 000 résultats… « Blogs de poésie » : 306 000 résultats. Et combien de vrais lecteurs de poèmes ? Beaucoup moins en fait. Les tirages, toujours à la baisse, le confirment.
Me revient une anecdote. Un jour, quelqu’un qui disait écrire de la poésie est venu frapper à ma porte. Il voulait que je l’aide à publier (chez Rougerie par exemple, ben tiens donc !). Je lui ai
dit que je le lirais et que je le reverrais quelques jours plus tard… J’ai lu. Très étonné… Quand je l’ai revu je lui ai dit, tout en restant respectueux, que ce serait peut-être difficile de
publier. Que je ne voyais pas trop où il pourrait le faire. Puis je lui ai demandé, naïf, s’il lisait des poètes et quels poètes il lisait… Sa réponse a fusé : « ah non je ne lis pas de poésie,
j’aurais trop peur d’être influencé, je veux garder mon authenticité ! ». No comment !!! Sauf à dire que l’authenticité en poésie ou en littérature se construit en dialogues et confrontations avec
les autres poètes ou écrivains. Et qu’Internet a contribué à multiplier aussi ces poètes non lecteurs de poèmes mais… qui veulent à tout prix être lus.
Je terminerai par la citation visionnaire d’André Suarès, souvent mise en avant par mon éditeur Rougerie :
« Il est possible que le livre soit le dernier refuge de l'homme libre. Si l'homme tourne décidément à l'automate, s'il lui arrive de ne plus penser que selon les images toutes faites d'un écran,
ce termite finira par ne plus lire. Toutes sortes de machines y suppléeront : il se laissera manier l'esprit par un système de visions parlantes ; la couleur, le rythme, le relief, mille moyens de
remplacer l'effort et l'attention morte, de combler le vide ou la paresse de la recherche et de l'imagination particulières ; tout y sera, moins l'esprit. Cette loi est celle du troupeau ». André
Suarès
Guy Allix

pjtg 28/03/2015 19:37



il en est de la poésie comme du reste avec internet, le faux trouve une place qu'il n'aurait pas ailleurs peut être. En ce qui concerne la poésie, combien de tirages à compte d'auteurs qui ne
méritent pas le papier sur lequel c'est imprimé. Les infatués de leurs personnes n'ont pas besoin du net pour ça, que le ménage se fasse entre les sites, c'est aux lecteurs de le dire et de le
faire. J'aime l'espace d'échange qui se crée sur le net, on ne peut revenir la-dessus , quand à dire que c'est le choix de l'éditeur qui fait la qualité du texte, je peux en douter. Le livre
dernier recours certainement, mais cela n'empêche pas l'expression avec d'autres moyens, le temps et le discernement feront leur oeuvre. Une oeuvre achevée qu'est-ce, combien de fois des peintres
ont voulu remanier les toiles exposées, combien de rééditions entièrement remaniées, le net offre cette souplesse, et la rapidité de moyens, les questions restent posées, chacun voit midi à sa
porte, et je souligne que l'aide que s'apportent les "poètes" l'un l'autre pour se faire éditer n'est pas vraiment évidente. je dirais même à fréquenter les salons qu'on reste entre gens de bonne
compagnie !



Minik do 28/03/2015 07:56

L'art de faire vibrer les couleurs...

pjtg 28/03/2015 08:39



et oui, ce que je suggère avec les couleurs je voudrais bien le faire avec ma guitare, mais là c'est pas gagné !



Lily 27/03/2015 20:53

De beaux hypallages
Parfois iconoclastes
Et le sable ocre-rose de cette plage
où certains disent que le pouls bout
A moins que ce ne soit Poubout, Toubout, Port Bou ...

pjtg 27/03/2015 23:42



une hypallage, telle une syncope laisse en suspend dans le vide des sens. le pouls celui qui est au centre, celui des émotions si fortes et si belles; celles qui donnent à la vie ses couleurs et
ses rythmes, avec des solos ou de longs moments d'abesnce. sus pensions et attentes en d'eux venir le sens des mots.



photodilettante 27/03/2015 15:52

comme il est beau ce tableau!

pjtg 27/03/2015 23:35



merci, c'est un de nos objectifs, avec des moyens directs (linogravures) dire des choses simples et belles au sens de vrai et sincères, dire la poésie des sentiments et des émotions.