Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 octobre 2020 7 18 /10 /octobre /2020 00:01

Vingt et unième page

Écrire à l’ombre des pignons

Nuages fragiles qui poussent dans le vent

Des soupirs et des vers aux souffles enivrants

Ils viennent des reliefs voilés par le présent

Avec dans les ossements des scintillements

 

Avec dans les ailes des regards frémissants

De verbes et de teintes aux rythmes puissants

Ossatures mélodies songes sous-jacents

Qui peuvent émerger dans un seul bruissement

 

La misère y fleurit et sème à tous les vents

Des paysages brouillés par des contre-champs

Hérissés de bêtes aux poils durs et aux dents

 

Acérées couteaux affutés sur les saillants

Brefs éclats rires énervants cris désarmants

Des utopies qu’on détruit au bord des écrans

Image : Pascal /txt et chx musical : tg

Partager cet article
Repost0

commentaires

S
tant de connotations ou de connexions avec notre monde derrière tes mots. j'aime beaucoup ce texte.
Répondre
P
passer du concret au plus abstrait ne pas désigner, mais évoquer afin que chacune, chacun se reconstruise un tableau un texte une musique.... merci pour ta fidélité
T
Eh bien, ça swingue la baguette sur la toile pascalienne et du côté d'Avallon...
Répondre
P
oui je me suis permis d'accompagner les mélodies de Pascal avec les arpèges (picking) de Mississippi John Hurt... j'assume !
Z
Alors que Barbara s’apprête à souffler, il faut que les pignons soient costauds ! Bises et bon mardi
Répondre
P
et oui quelle drôle d'idée : Barbara restera pour moi la tempête qu'a soufflé la chanteuse sur la chanson et avant ; celle que Prévert a levé sur les mots...
M
Un peu de Jazz après les tourments ça fait du bien
Répondre
P
oui il y a un jazz festif qui donne envie de danser d'écouter de rire ; de vivre ?
T
pas mal Avalon ça fait vintage ...belle voix et de bon musicos !!!<br /> amitié<br /> tilk
Répondre
P
oui j'ai été séduit par les thèmes et la fraicheur de l'interprétation....on n'oublie pas ceux qui nous ont précédé ?