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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 01:01

Rimes et myrtes

 

À quoi rime elle / trente et unième coup d’aile

Sur l’estran du hasard viennent remuer les corps

Des vieux  amants ébouriffés par les vents forts

Le sable des plaisirs se couvre de lichens

Et les plaies mal soignées ne racontent les peines

 

Des oiseaux aux becs durs étalent les épaves

Entre les nids ombreux qui se peuplent de cris

La paresse des songes écorche des étraves

Fières et lestes sur le frisson des roulis

 

L’horizon se cache aux soirs et  loue sa vertu

Aux petites sœurs des pauvres à fond perdu

C'est que le cœur des drames balance éperdu

Sur des accents étranges aux rythmes tenus  

À quoi rime elle / trente et unième coup d’aile

image et txt et choix musical : tg

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Published by pjtg
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commentaires

Minik do 26/02/2016 07:26

J'aime beaucoup ce billet.
A+

pjtg 26/02/2016 10:45

merci, des commentaires qui me font travailler remettre le blog sur le métier @ +

ZAZA 25/02/2016 14:11

Un poème puissant et mise au grand jour des plaies de ce monde vieillissant ! Explosion de l'univers éclaboussant la planète. Bises et bon jeudi.

pjtg 26/02/2016 10:44

merci pour les appréciations, on (je) ne peux dire ce qui s'active en nous sans évoquer ce qui nous fait vivre et nous déchire, regarder et tenter de traduire ? @ +

Tmor 25/02/2016 13:30

Tempête de nuances voletant dans le ciel
Improbable mélodie due la terre qui s'élève
Aussi légère que l'air

pjtg 26/02/2016 10:41

l'air de rien ou l'erre du navire qui s'en va et emmène, tracte et dilue en recomposant sans cesse, tenter d"attraper des bribes ? gageure ? tentative pour le moins ! @ +

Topa 25/02/2016 08:43

Importance des accents : si les rythmes étaient ténus au lieu d'être tenus, le sens ne serait plus le même...

pjtg 25/02/2016 10:59

la musique non plus on passerait du blues rock à un jazz plus doux Chet Baker, ou des chansons du soir, l'orthographe n'est pas un vain mot, elle sollicite l’imagination quand on va ailleurs que dans la simple communication . @ +

photodilettante 25/02/2016 07:01

j'aime bien la force de ton " poème adultère " et la folie sidérale de ton encre

pjtg 25/02/2016 10:56

la mémoire se peuple avec la ronde des ans, laissant, au reflux, des épaves et des objets polis par les brassages, l'encre s'impose d'elle même avec couleurs en ce moment. @ +

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